‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 47 sur 168 · Cf. plus loin · texte numérisé non relu

Cf. plus loin

Telle fut cette douce princesse. Son visage nous apparaîtrait assez digne d'orner un vitrail ou la page d'un missel, si elle n'avait pas eu ses côtés très xviii^ siècle, ses côtés très vivants. Ne l'imaginons point toujours au chevet des pauvres, ou pratiquant des actes de vertu. Elle fait parfois l'école buissonnière en dehors de la « voie étroite » qu'elle s'est tracée. Et nous rencontrons alors une duchesse de Chartres assez inattendue, surtout quand elle est très jeune. Elle est loin de détester le plaisir. D'ailleurs, elle n'a aucune notion du chiffre — nous le verrons plus amplement dans la suite — et elle dépense royalement, aussi bien certes pour ses pauvres que pour elle-même. Et le duc de Chartres paye ses dettes sans récriminations, semble-t-il '. Puis sa piété n'empêche point une nuance de coquetterie dans le double sens du terme.

Governor Morris nous dira plus tard - qu'elle fait volontiers admirer ses jolis bras, et quand son mari l'aura abandonnée, elle ne sera pas sans commettre ([uelques inconséquences. Coquetterie et piété s'allient mal, dira-t on? Non pas en tous les temps, et ne cherchons pas à appliquer au xviii^ siècle — si lointain de nous sur certains points — les jugements que nous portons sur nos contemporains. La princesse fut honnête, et c'est déjà beaucoup.

Et quant à la toilette, elle obéit à la fantaisie du

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