‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 48 sur 168 · Cf. plus loin · texte numérisé non relu

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moment, à la disposition de son humeur. Tantôt nous la verrons mise assez simplement, pour qu'elle semble donner une leçon à la reine S tantôt, au contraire, elle adoptera les modes nouvelles dans toute leur extravagance. C'est ainsi qu'à l'époque où les Parisiennes inaugurent, à l'instar de Rome où la femme de Marc-Aurèle avait, dit-on, trois cents coiffures différentes, les « formes » les plus extravagantes et les plus multiples, la duchesse de Chartres ne saurait demeurer en arrière. Elle porte, en manière de coiffure, un pouff an sentiment, qui est le plus admirable du monde : « Au fond est une femme assise dans un fauteuil et tenant un nourrisson, ce qui désigne M. le duc de Valois, son fils et sa nourrice. A la droite est un perroquet becquetant une cerise, oiseau précieux à la princesse ; à gauche est un petit nègre, image de celui qu'elle aime beaucoup. Le surplus est garni de toutïes de cheveux de M. le duc de Chartres, son mari, de M. le duc de Penthièvre, son père, de M. le duc d'Orléans, son beau-père, etc. - ».

Ce souci de suivre la mode de près va chez elle avec une rigoureuse observance de l'étiquette. Comme son père, elle est un peu formaliste et elle lient souverainement aux hommages qui lui sont dus. Elle appartient à une école contraire à celle de Marie-Antoinette, qui croit conquérir son peu-

1. Le jeudi gras i-;6, la duchesse de Chartres donne au Palais-Royal un bal à la reine. La reine a un très beau panache. Il faut le « lui baisser d'un étage » pour qu'elle puisse sortir et rentrer dans son carrosse, tandis que la duchesse de Chartres n'a pas un seul diamant. Bachaumont, t. IX, p. ^8.

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