Lescuke (de) : Vie de la princesse de Lamballe, p
les affections religieuses, et déjà la Bible est pour lui un livre de chevet qui lui apprend à maîtriser ses rares violences. Il y a du mérite car il est très jeune, nerveux, impressionnable et de santé médiocre, et, même quand il fera la guerre, il lui faudra soigner souvent ses accès de bile avec des « médecines » fréquentes et « quantité d'eau de poulet ' ».
Sa vie militaire commence en i J42 -. Avouons qu'elle fut courte et que ses apologistes en ont un peu exagéré l'importance.
Nous le voyons prendre part à la malheureuse bataille de Dettingen, et il s'y comporta si vaillamment que le maréchal de Noailles, son oncle, le signala à l'attention de Louis XV, comme s'étant trouvé avec « grand sang-froid et tranquillité dans le feu le plus vif et plusieurs fois dans la mêlée ». Brigadier des armées du Pioi, il est promu maréchal de camp au cours de la campagne d'Allemagne, où sa vaillance lui attira plus tard ces vers de Voltaire que les mémorialistes ont répétés sans cesse pour résumer — assez facilement — ses états de service :
Penthièvre dont le zèle avait devancé l'âge. Qui déjà vers le Mein signala son courage.
En 1744? i^ ^st lieutenant-général, et il prend part à la bataille de Fontenoy, où il surmonte les
1. Aff. étrang., France. Correspondance i^i, pp- 162 et suivantes.