‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 51 sur 168 · D'Argknson : Journal. Édition Rothery, t. II, p · texte numérisé non relu

D'Argknson : Journal. Édition Rothery, t. II, p

2. J. Harmand : L'Automne d'un prince. B. Grasset, 1900, p. 12.

DUCHESSE D'ORLÉAXS 93

Seulement ce prince gourmand, timide et voluptueux, manquait quelque peu de sens moral. L'éducation singulière qu'il avait donnée à son tils, la place d'honneur qu'il avait assignée au Palais- Royal à Mii« Le Marquis, de la Comédie-Française, ancienne écaillère de son état, disait-on, et à ses deux fils naturels, l'abbé de Saint-Farre et de Saint-Albin — deux épicuriens très sécularisés — témoignaient assez de cette regrettable indigence.

Depuis quelques temps, il est vrai, l'étoile de Mlle Le Marquis palissait devant celle de M"^® de Montesson, maintenant veuve, qui aspirait à devenir duchesse d'Orléans. Mais cela n'était point pour faciliter la tâche de la duchesse de Chartres, obligée de manœuvrer habilement entre son beaupère, son mari mécontent, la maîtresse d'hier et la favorite de demain.

Dans ces conjonctures, elle se trouva d'abord un peu perdue. Bien qu'on en ait dit, la haute société du xviif siècle, très indulgente quant au fond, était assez rigoriste quant à la forme, et elle souffrait difficilement le scandale. En raison de la présence encore assez fréquente de M^^e Le Marquis, bon nombre de jeunes femmes bien nées déclinaient les invitations du duc d'Orléans.

La princesse au début de son mariage fut donc assez privée, quant à l'amitié et au commerce de ses contemporaines \ A peine vécut-elle pendant quelques mois en contact avec sa belle-sœur Bathilde d'Orléans, qui, en 1770, épousa le duc de

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