I. Dblille : Op. cit., p
enfant mort, une fille, que la princesse mit au monde au Palais-Royal, le lo octobre 1771, à onze heures du matin.
Tous les princes avaient été avertis du « travail ». Le duc de Penthièvre, enchanté, en avait fait part à ses parents non titrés ^
La déconvenue fut si grande, que pour ménager la sensibilité extrême de la princesse, on substitua, pendant quelques jours, à l'enfant mort, la fille d'un de ses valets de pied en lui cachant son malheur -.
Pour une princesse du sang, c'était plus qu'un chagrin ; c'était presque une humiliation aux yeux du public.
Le petit corps fut enlevé la nuit et enterré sans aucune cérémonie dans le caveau de Saiut-Eustache. « Le bedeau, qui avait reçu l'ordre de l'aller prendre au Palais-Royal, en fit l'inhumation, et à si bas bruit, qu'elle échappa à l'oisive curiosité des suisses \ »
La duchesse de Rourbon chercha à alléger les peines de la princesse, et bientôt elle écrivit à ]\Ime Esmangart, son amie : « Je l'ai vue... Elle pleurait beaucoup, mais cependant elle était très raisonnable. Quand je l'ai quittée même, elle ne pleurait plus et paraissait consolée. »
Aussitôt qu'elle fut remise \ la duchesse de Ghar-
T. Archives nationales^ K. 546.
2. FoRTAiftE : Mémoires pour servir à la Vie da duc de Penthièvre, p. 91. Bachaumont : Loc. cit., plus haut.