‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 56 sur 168 · I. Jean Harmand : L'automne d'an Prince. Paris, 1910, p · texte numérisé non relu

I. Jean Harmand : L'automne d'an Prince. Paris, 1910, p

angoisse que révèle la lecture de sa correspondance*.

Il vient enfin, le duc de Chartres, mais il est d'une froideur hautaine et dédaigneuse, il ne fait que passer et il n'apporte pas même les excuses de la duchesse demeurée au Palais-Royal, tandis qu'il était en Belgique. Celle-ci ne transige pas et, malgré l'exemple de son père, elle boude même la duchesse de Bourbon, dont elle condamne l'attitude. Il est à remarquer d'ailleurs que si l'intimité existe entre les deux princesses les avances entre «lies deux viendront toujours de Bathilde d'Orléans. La duchesse de Chartres restera un peu sur la réserve avec cette belle-sœur, dont la singulière nature passionnée, sensuelle et mystique, semble parfois l'inquiéter.

Le 22 août, la duchesse de Bourbon lui écrit de Yillers-Gotterets : « J'avais chargé mon frère, ma chère sœur, de aous faire quelques reproches sur Aotre silence, mais comme je vois que rien ne le rompt, je laisse ma fierté à part et vous prie de me dire si c'est que vous m'avez tout à fait oubliée. Je vous assure que comme presque toujours je vous ai écrit la première. J'étais très aise de mettre votre amitié un peu à l'épreuve. Je ne boude pas cependant comme vous voyés et je puis vous assurer même, avec vérité, que je vous reverrai avec grand plaisir. . . Adieu, chère petite sœur, je vous embrasse de tout mon cœur -. »

1. Archives des Affaires étrangères. France. Mémoires et documents, 319.

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