‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 58 sur 168 · I. M™e d'OsERKiRCH : Op. cit., t. I, p · texte numérisé non relu

I. M™e d'OsERKiRCH : Op. cit., t. I, p

Sa bonne grâce, d'ailleurs, n'est récompensée que par un manque de procédés pour le moins étrange. Écoutons plutôt M^^^ d'Oberkirch qui rencontre un jour la princesse à Petitbourg, chez sa belle-sœur, Batjiilde de Bourbon : « Elle nous conta avec beaucoup d'esprit, écrit-elle, que, le matin même, M. le duc d'Orléans était venu exprès de Sainte-Assise, à sept heures du matin, pour lui parler. Il s'agissait de M^^® de Montesson, bien entendu. Elle désirait vivement le modèle d'un ornement de corsage en diamants, appartenant à M^^^ la duchesse de Chartres, et elle n'osait pas le lui demander; le prince s'en était chargé. Il alla plus loin :

— Vous seriez la plus aimable fille du monde si vous vouliez me céder cette parure. Je vous en rendrai une semblable, mais plus belle et plus riche. La Marquise en a envie tout de suite, elle ne pourra pas attendre que cela soit fait, ce serait trop long.

— Et moi, Monsieur, je m'en passerai pendant ce temps-là ?

— Sans doute. Vous en mettrez une autre. Qu'est-ce que cela vous fait? Vous n'êtes point vive et nerveuse comme la Marquise ; vous n'êtes pas, comme elle, accoutumée à suivre vos caprices. N'est-ce pas que vous n'allez pas me refuser? Je la rendrai si heureuse !

M°^® la duchesse de Chartres, à qui cela était bien égal en effet, céda la parure ^ Elle plaignit vive-

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