‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 65 sur 168 · Antoine-Philippe d'Orléans · texte numérisé non relu

Antoine-Philippe d'Orléans

libertés anglaises; et dans l'époux encore candide de Marie-Antoinette, le « libertin » du Palais- Royal devinait un juge.

Dès lors, le duc de Chartres, sentant, d'aulant mieux qu'il est près du trône, le joug royal qui lui déplaît et le blâme sourd du roi et de la reine qui l'irrite, cherchera sans cesse à s'éloigner, emmenant avec lui sa jeune l'emme.

On n'a pas assez remarqué jusqu'ici ces absences fréquentes et ces voyages qui, depuis l'avènement de Louis XVI jusqu'à la Révolution, entraîneront le duc et la duchesse de Chartres jusqu'au-delà des fronlières, en un temps où les princes quittent bien rarement la France. Ils sont caractéristiques et dénotent un malaise dont l'altitude de « Philippe-Égalité », à partir de 1790, marquera l'état aigu.

Certes, la duchesse de Chartres ne prévoit point cet avenir, quand elle parcourt joyeusement les Flandres et les Pays-Bas. Elle se plaît beaucoup à Bruxelles, où elle est bien reçue par le prince Alexandre de Lorraine, vice-roi des Pays-Bas, un protecteur éclairé des arts.

Le prince de Ligne, qui sera toujours l'ami tidèle du duc de Chartres, le duc de la Vauguyon, notre ambassadeur, et le prince et la princesse d'Orange, sont tour à tour les hôtes du ménage princier K

Au début de 1776, nouveau voyage et, cette fois, plus lointain.

Depuis plusieurs années, il faut en convenir, le

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