M™e DE Genlis : Up. cit., t. II, p
L'aulo-panégyrique, si l'on peut ainsi parler, est un peu long. On nous pardonnera de l'avoir transcrit en son entier. Chaque ligne, chaque mot, prennent en effet une valeur spéciale, quand on sait que, bien peu de temps après son entrée au Palais-Royal, la très prude M'^« de Genlis, si dévouée à la princesse, dont elle vante à bon droit la candeur, était déjà, encore que cette liaison ne fût nullement affichée, la maîtresse du duc de Chartres.
Il ne faut point, certes — et la tendance n'existe que trop — réduire l'histoire à des historiettes d'alcôve, qui devraient souvent nous intéresser médiocrement, mais la duchesse de Chartres souffrit trop par la comtesse de Genlis pour qu'il n'importe pas de préciser ici certains détails et de rechercher l'époque à laquelle celle-ci commença son œuvre dissolvante.
Nous avons des textes précis. En 1772, alors que M°^e de Genlis est à Forges, que M. le duc de Chartres vient de quitter, alors « qu'elle sèche à force de persévérance les larmes de la pauvre duchesse de Chartres », elle échange elle-même, sans se soucier assez du Cabinet noir, une volumineuse correspondance avec le duc de Chartres. Ces lettres seraient trop longues à transcrire : une ou deux citations sont suffisamment édifiantes :
« Comment se peut-il faire, écrit-elle au prince le lendemain de son départ \ que je perde la tête et la raison pour un mois? Mais vous-même, mon