‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 76 sur 168 · I. Dialogue cité par Delille : Op. cit., p · texte numérisé non relu

I. Dialogue cité par Delille : Op. cit., p

Sans doule, le pauvre roi se désolait-il luimême — encore que la cause lui en fût très particulièrement connue — de ce que la reine demeurât stérile. Dans l'àme du peuple un peu simpliste cette stérilité, considérée comme iionteuse, fut immédiatement opposée à l'iieureuse fécondité de la ducliesse de Gliartres. Encore une fois, c'était l'antagonisme, involontaire, entre la Cour et le Palais-Royal ; et la popularité de la duchesse de Chartres croissait dans Paris en raison inverse de celle de Marie-Antoinetle.

La naissance des deux princesses, fut donc acclamée plus que de raison. Toute la ville se réjouit. M. Poinsinet de Sivry, poète alors en vogue, les célébra en cette pièce de vers, dont l'intention louable dépassait peut-être la perfection de la forme : ♦

Reslez aux cieux, brillants Gémeaux,

Restez au séjour du tonuerre, Cédez ici la place à deux êtres nouveaux,

Nés pour le bonheur de la Terre.

Les crimes vont cesser, tous les maux vont linir,

Les vertus peupleront le monde :

Astrée est doublement féconde

Et Tâge d'or va revenir K

En même temps, les Francs-Maçons se réjouissaient et publiaient une gravure représentant l'hymen tenant entre ses bras deux couronnes, symbole de la naissance des princes, et posant sur

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