‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 78 sur 168 · I. Vatout. Le Palais-Royal, p · texte numérisé non relu

I. Vatout. Le Palais-Royal, p

Dans la vie de la duchesse de Chartres, un nuage s'est donc élevé. Mais en voici un autre. Le duc de Chartres a enfin obtenu, non sans peine, la charge de lieutenant-général des armées navales. De l'aveu formel de Louis XYI, de celui d'un marin, M. des Cars, et d'autres, qui le soutiendront par la suite, il se conduit bien au combat d'Ouessant, le 27 juillet 1778. Mais, voilà... au retour, il a la joie bruyante. Il se laisse trop fêter. On l'applaudit trop à l'Opéra, où il se montre avec la duchesse, « à laquelle il a tenu à donner ses premiers moments d'effusion », on illumine trop au Palais-Royal, et ce sont de « vraies folies extraordinaires » pendant trois jours. On trouve même que la duchesse de Chartres perd la mesure dans son allégresse conjugale, car elle permet que, sous ses yeux, on jette dans un bassin du Palais-Uoyal un mannequin à l'effigie de l'amiral Keppel K.. Tout eela prend une allure de manifestation déplaisante pour la Cour, à laquelle ce succès du « prince ennemi » porte ombrage. Bien mieux, MM. du Chaf fault et d'Orvilliers, qui ont eu part au beau combat, estiment qu'on les tient un peu dans l'ombre et que la gloire du duc de Chartres est vraiment absorbante -.

De là à la calomnie il n'y a qu'un pas. On le franchit. Non pas le Roi, mais son entourage. On dessert le prince auprès du duc de Penthièvre en disant à celui-ci qu'il veut prendre sa place et —

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