Bachaumont, i3 octobre
Mais en 1782, la princesse éprouve un chagrin qu'elle ressent plus violemment que toute autre femme de son temps ^
]\Iiie d'Orléans tomba malade à Bellechasse. Écoutons ]\D^^® de Genlis et remarquons combien elle est maîtresse du sort des petites jumelles : « Ma tranquillité, écrit-elle-, fut troublée par un triste événement qui me causa une vive affliction. jVXiie d'Orléans prit la rougeole ; comme il fallait la séparer de sa sœur, j'offris à M'^e la duchesse de Chartres de l'emmener à Saint-Gloud ou de rester à Bellechasse avec la malade. M^^^ la duchesse de Chartres, quoiqu'elle n'eût point eu la rougeole, voulut soigner la malade. Toutes mes représentations ne purent l'en empêcher. Alors j'allai à Saint- Cloud avec l'autre princesse qui n'avait pas cette maladie. » Oui, la mère reprend ses droits quand il s'agit de tenir tète au danger, et elle ne quitte pas l'enfant. Bientôt celle-ci va mieux, et le docteur Barthès, médecin de la famille d'Orléans, qui a succédé au célèbre Tronchin, affirme qu'on peut la transférer au Palais-Royal. Le résultat de ce changement de milieu par un froid assez vif ne se fait pas attendre, et l'enfant meurt après six jours de souffrances.
Mais voilà qu'une rumeur maligne se répand dans le public. M^^^e je Genlis, décidément, n'attire point les sympathies, et on l'accuse d'avoir mal soigné l'enfant, on va même jusqu'à murmurer que, par