M^" DE Genlis : Op. cit., t. III, p
négligence, elle l'a laissée tomber cinq mois auparavant et que cette chute est la vraie cause de la mort. Naturellement, le duc de Chartres s'inquiète. Il veut dissiper les calomnies absurdes qui atteignent une femme dont la réputation lui est si chère et qui, au vrai, a très bien soigné ses filles. Il ordonne l'autopsie. Les docteurs Pelit, Lorry et Yicq d'Azyr ouvrent le corps et ils affirment que la cliute de la petite princesse n'a amené aucun accident. Elle est morte d'une « infiltration de cérosités ' ».
L'abbé Le Chanteux, aumônier du duc de Chartres, fait un discours et la présentation du cœur et du corps au Yal-de-Grâce, le 8 février 1782, et le Palais-Royal, ainsi que Bellechasse, rentre dans le calme.
Dans ses Mémoires, M^^ de Genlis ne fait point un excessif étalage de sentiments au sujet de celte mort et elle note comme une preuve de sensibilité presque anormale le chagrin qu'éprouva la survivante des jumelles. Cette fois, ne luilenons pas rigueur. Au xviiie siècle on était quelque peu Spartiate à l'égard des enfants, chez lesquels la mortalité était grande, et — après s'être attendri sans excès — on réservait ses pleurs pour d'autres objets souvent plus futiles. Le bon Delille, dans la biographie de la princesse, ne mentionne même pas cette mort, et personne sans doute ne comprit combien le coup était cruel pour une nature aussi impressionnable que celle de la du-