Le 3 octobre
4. Le Faux Serment, opéra-bouffe, Rosine et Lubin, mélodrame en I acte, Lucas et Babet, opéra-bouffe, etc. {Journal de Paris, i5 novembre 1787).
celte qualité si peu dans le génie de notre race qu'on appelle l'Épargne.
En dehors de ces réceptions, il y a chaque jour au Palais-Royal ce qu'on nomme les petits soupers. Il existe pour eux une liste d'invités « une fois pour toutes ». Ce sont des familiers qui viennent dîner quand ils le veulent. Ces soupers réunissent de dix à vingt convives. La duchesse d'Orléans les aime, car à leur suite on ne se livre point au jeu effréné qui règne souvent au Palais-Royal et auquel elle participe rarement, car elle se retire à minuit. Dans l'intimité qui suit les petits soupers, l'étiquette se relâche, et déjà on sent poindre le goût de la vie intime qui caractérisera les d'Orléans sous la Monarchie de Juillet, alors qu'on surnommera Marie- Amélie, belle-fille de notre héroïne, la reine à la Lampe. Assises autour d'une table, les femmes parfilent, ou se livrent à des ouvrages de frivolité, tandis que, derrière elles, quelques hommes soutiennent la conversation.
Trois fois par semaine, ce sont aussi les dîners de chimie, à la suite desquels M. de Bomard ' vient faire un cours d'histoire naturelle, dont les auditeurs au resle sont assez rares. La princesse préfère travailler en compagnie du duc d'Orléans. Elle s'intéresse à son cabinet de médailles et de pierres gravées, gardé par le bon abbé de La Chaux, et à son cabinet d'histoire naturelle, « conservé » par le docteur Guettard.
Cependant, à mesure que grossiront les nuages