‹ Louise Miller drame en cinq actes en vers traduit de SchillerChapitre 14 sur 90 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Un DOMESTIQUE, LE PRÉSIDENT, puis LE MARÉCHAL.

UN DOMESTIQUE, annonçant.

Le maréchal de Kalb !

LE MARI-: CHAI, entre, et se jette au cou du président.

Je vais à la parade...

Avez-vous bien dormi?... Pardon si j'ai si tard Le plaisir... Bonjour, cher... des billets en retard,

Des traîneaux à ranger pour notre grande fête,

Des visites... que sais-je? On en perdrait la tête Si l’on était moins fort. Puis le petit-lever De Son Altesse; il faut chaque jour m’y trouver.

Car c’est moi qui lui dis le temps qu’il pourra faire !

(Riant.)

e me trompe parfois...

LE PRÉSIDENT

C’est une immense affaire; Mais le prince est si bon !

LE MARÉCHAL

Pas un ne fut meilleur !

Augmentez mes ennuis d’un fripon de tailleur, Qui, vous n’y croirez pas, ose me faire attendre...

Vraiment !

LE PRÉSIDENT

LE MARÉCHAL

Ce n’est pas tout; et vous allez entendre Quelque chose, mon cher, de bic^ plus fort... J’allais... Écoutez donc... j’allais ce matin au palais... tjomme je descendais de mon coupé de chasse.

Mes chevaux effrayés se cabrent, et sur place Piétinent furieux, renversant... Ici-bas,

Un malheur vient toujours accompagné... Mes bas.

Des bas blancs comme un lis, se trouvent noirs décrotte. Que faire! J’en avais jusque sur ma culotte...

11 faut changer de tout... Il est tard, on m’attend !

Page 1