ACTE I, TABLEAU II, SCÈNE IL
Son Altesse m’a dit : Soyez exact ! Pourtant,
I.’heure où je dois la voir approche avec vitesse! Qu’eussiez-vous fait, morbleu?... Je feins une faiblesse; L’un me prend par la tète, un autre par les pieds,
On atteint mon coupé, qu’on ouvre ; j’épiais Du coin d’un œil mourant ce que l’on allait faire.
A peine suis-je seul que je pars ventre à terre;
J’arrive à la maison où j’ai changé de bas.
De tout enfin, de tout... du haut jusques en bas.
Et j’étais le premier auprès de Son Altesse.
Esl-oc fort? répondez... est-ce là <le l’adresse?
C’est à ne pas y croire.
LE PRÉSIDENT
On n’a pas plus d’esprit.
Et qu’en a dit le duc?...
LE MARÉCHAL
Oh ! lorsqu’elle l’apprit.
Son Altesse fut prise, à l’instant, d’un fou rire Qui doit durer encor... je venais vous le dire.
Ah ! merci ! Maintenant, écoutez, mon très-cher :
Lady Milfort devient baronne de Walter;
Cela vous parait-il une bonne nouvelle?...
LE MARÉCHAL
Excellente!... lady Milford la connaît-elle?
LE PRÉSIDENT
Le contrat est signé... Vous m’oblfgeriez fort En allant sans délai chez milady Milford,
Lui dire que ce soir elle aura la visite .
Du baron Ferdinand.
LE MARÉCHAL
Mon ami, je vous quitte,
El j’y cours de ce pas...
LE PRÉSIDENT
Répandez, en passant.
Ce projet, s’il vous semble assez intéressant.
LE M ARÉCU A L.
Avec plaisir, mon cher, mais c’est une fortune 1 C’est une occasion comme on n’en trouve qu’une !
C’est un bonheur enfin! Au revoir, et merci.
'' (U l’embrasse.) (cherchant.)
Ferdinand de Walter épouse... M’y voici!
Je vais en informer et la cour et la ville.
LE PRÉSIDE le regardant sortir.
Et qu’on me dise après ; c’est un homme inutile.
11 suffit de savoir trouver le bon côté ;
Chaque chose, ici-bas, a son utilité.
Maintenant, que mon fils le veuille ou non, j’espère Ou’il deviendra l’époux de milady...
(Entre Ferdinand.)