FERDINAND, LE PRÉSIDENT
Vous avez ordonné...
FERDINAND
Mon père.
LE PRÉSIDENT
Je ne puis plus te voir,
11 faut bien t’ordonner de remplir un devoir Qui paraît te peser... Ferdinand, je t'observe...
Hier tout expansion, aujourd’hui tout réserve.
Plus de a>s doux élans de cœur et que j'aimais;
Plus de jeunesse enfin, et plus d’amour, jamais !
Tu fuis le monde, ingrat, et tu fuis ma tendresse.
Ton front parait toujours plier sous la tristesse.
Tu deviens misanthrope : on pardonne aisément A ces péchés mignons de jeune homme et d’amant.
Et l’on est même heureux de ces douces folies !...
Les arbres sont en fleurs, les femmes sont jolies;
On est jeune, on est pris par le cœur et les yeux :
C’est la faute de l'àge, et tout est pour le mieux...
Mais être, avant le temps, triste, vieux et maussade.
C’est ou d’un mauvais cœur, ou d'un esprit malade. Corrige-toi, mon fils; laisse-moi travailler A ton bonheur, enfant, sans vouloir y veiller.
Viens m’embrasser... Eh bien?...
FERDINAND, froidement.
Vous êtes bon, mon père, Vous ne vous sentez pas maladc> je l’espère ?
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