SOI* H IF
C’est une vérité; mais je ne pensais pas
Vous l'entendre exprimer, milady... sur vos pas
Naissent touli^s les fleurs et toutes les tendresses.
Vous avez les honneurs, vous avez les richesses.
Vous régnez, en un mot... que voulez-vous encor?
MILADY
Eh! que me font ê, moi ces grandeurs et cet or? D'aujourd’hui seulement tu me connais, Sophie. Quand, à de faux plaisirs mon àme sacrifie.
Ne remarques-tu pas qu’au lieu de .s'agrandir.
Mon désir diminue et cherche à s’étourdir?
De plaisirs incessants, plus je inc montre avide,
Plus ma tristesse est grande et plus mon cœur est vide. C’est qu’un désir plus fort et plus impétueux M’enlace avec ses bras d'enfant voluptueux.
Ce désir, c’est l’amour...
SOPHIE
Que dites-vous. Madame?
MILADY
Je dis qu’il faut mourir ou l’aimer, que mon ;jme Est à lui, qu’en tous lieux, elle le suit, hélas !
Je dis que je l’adore et qu’il no viendra pas;
Je disque s’il ne vient, je meurs; qu’à sa tendresse. Je sacrifierais tout, mes trésors, ma noblesse.
Pour suivre mon amant, dans un désert, partout.