I.E MARÉCHAL
Sans conlrcdit.
De Bock, mon ennemi !
LE PRESIDENT
Voire ennemi ?
LE MARÉCHAL
Sans doute.
J’ai toujours l’encontre cet homme sur ma route.
Mon ennemi mortel; et savez-vous pourquoi?
Non ? Je vais vous le dire; et frémissez d’elfroi !..
Il doit vous souvenir du bal que la princesse Donna, voilà vingt ans, à la grandc-diichesso De Hampstadte-Cobourg ou de Cobourg-Cotlia.
Le vieux duc voulut voir la danse, on l’y porta ;
Vous vous le rappelez?
(l« président lui fait signe que oui.)
Dans l’ardeur de la danse,
La princesse Amélie avait... mais quand J’y pense,
Quand je pense à ce Bock, un drôle, un intrigant Que je souffletterai quelque Jour de mon gant.
Je sens courir en moi des frissons de colère...
La princesse avait donc perdu sa jarretière;
Tout le monde, mon cher, était en mouvement.
El cela se conçoit... Pour un événement Semblable, ici surtout... Nous étions dans la salle.
De Bock et moi, traînant nos genoux sur la dalle.
Je vois la jarretière... Oh ! bonheur, et je vais M’élancer, quand de Bock... Ah! si je le trouvais Dans un endroit désert, seul, et qu’il fût sans armes !...
Quand de Bock me la prend... J’en ver.se encor des larmes...' Et que je fusse armé !.. Je la laisse .saisir.
Il l’apporte et me souffle ainsi tout le plaisir.
Avec le compliment que j’avais fait d’avance!..
Flatteur!... Qu’en pensez-vous? est-ce assez d'insolence!
LE PRÉSIDENT
C’est un impertinent que je déte.sto fort!
Et nous le laisserions épouser la Milford!
Devenir le premier à la cour où nous sommes!..
LE MARÉCHAL
" Vous me fendez le emur !