SCÈNE II
Les MÊMES, WURM.
VVilRM.
Je n’en fais pas mystère ,
Le plaisir est pour moi , pour moi seul le plaisir ;
Quand on peut, comme vous, recevoir à loisir Des gracieusetés qu’un baron vous débite,
Un compliment bourgeois est d’un pauvre mérite.
LA FEMME
Que me dites-vous là. Monsieur... certainement Le baron nous visite... oli! mais bien rarement;
Cet honneur ne rend pas ma Louise moins bonne.
MILLER, avec humeur.
Une chaise à Monsieur.
LA FRHUR.
Nous ne chassons personne.
MILLER) embarrasté.
•Ma feramc!... Asseyez-vous, posez votre chapeau.
W U R M , pose sa canoë et son chapeau.
Ne puis-je voir Louise?...
MILLER
Elle viendra bientôt ,
Et ce sera pour elle une douce surprise .
Que de vous voir...
LA FEMME
Sans doute! il sait bien que Louise N’est pas fièrc du tout, elle est en ce moment A la messe.
MILLER
> Ma femme!...
A la messe! traiment !
Cela me fait jilaisir jusques au fond de Tàme ;
Je vais avoir en elle une charmante femme.
Chrétienne, résignée et pas fière.
LA FEMME, d’un air de finesse stupide.
Du tout !
Une charmante femme en elTet, et surtout Qui vous aime si fort !...
WURH.
Elle m’aime?...
MILLER
Ma femme !
LA FEMME
Cela vous fait plaisir jusques au fond de l’àme?
WÜRM.
Hein! plaisanteriez-vous?...
LA FEMME
J’en demande pardon A Votre Grâce... moi, plaisanter?... allons donc ! Plaisanter Votre Honneur?...
(a part.)
H croit que je plaisante!...
(Haut.)
Vous aurez, je vous dis, une femme charmante.