‹ Louise Miller drame en cinq actes en vers traduit de SchillerChapitre 72 sur 90 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

MILADY, sortant de sa stupeur.

Quoi ! que s’est-il passé?..

Qu'a-t-elle dit. ô ciel ! mon cœur est oppressé !

— Prenez-lc maintenant que va s’ouvrir la tombe; Songez que c’est par vous, miladv, que j’y tombe. —

• (Le reste en phrases eolrecoupées.)

Non! tu ne mourras pas... j’arrache de mon sein Cet amour furieux... Adieu... charmant dessein De l’avoir tout à moi !.. douce et brillante image D’un amour partagé... Faiblessse d’un autre âge, Adieu !.. Que eus amants par mon amour perdus, • Sauvés par mon honneur, à l’amour soient rendus! Pourquoi n’aurai-jc pas, comme elle, le courage De me sacrifier?.. Vertu, c’est ton ouvrage!.

Vertu ! je te reviens ! reprends-moi ! guide-moi !

Oh ! je me sens saisir d’un enivrant émoi!

Tu ne repousses pas la pauvre pécheresse!

L'amour n’cITrit jamais de si puissante ivresse. Aujourd’hui, je descends du sommet de l’amour.

Du sommet des grandeurs; mais il n’est pas de jour Où je me sois trouvée aussi calme, aussi grande!

Va ! souffre ! mais sois fier et bénis ton offrande. Mon pauvre cœur blessé!.. Dieu! s’il allait venir?... Le voudrais-je toujours?.. Hàtons-ffous d’en finir...

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