MILADY, LE GRAND M ARÉCH AL
(Milady a'assied et se met à écrire... Le grand maréchal entre, il fait mille révérences à milady sans qu’elle se tourne de son cùté ; comme elle ne le re* marque pas, il s’approche derrière son fauteuil, prend le bout de sa rohc cl la baise respectueusement.)
LE JIARÉCnAL.
Son Altesse I...
MILADY, tout en lisant ce qu’elle vient d’écrire.
11 dira que c’est notre habitude,
Que nous n’avons au cœur que de l'ingratitude,
Que notre amour, enfin... notre amour?., un marché,
Contrat qu’avec usure a payé le péché...
(Elle sonne.) •
LE MARÉCHAL, après avoir tourné autour de milady.
Vous souffrez; mais pardon .. Son Altes.se, Madame,
M’envoyait près de vous, demander le programme Des fêtes de ce soir?..
MILADY, lui remetlant sa lettre.
Ah! maréchal! merci!...
Portez-lui ce billet, c’est un programme aussi!
(a Sophie.) (Elle sonne.)
Fais rassembler mes gens dans ce salon, Sophie.
SOPHIE, épouvantée.
Qu’est-ce que tout cela, doux Seigneur, signifie?.
(Elle sort.)
LE MARÉCHAL
Qu’a donc votre grandeur?
M ILADY.
Rien !’ sinon qu’elle part.
LE MARÉCHAL
Nous parlez, milady? sans doute, ce départ...
Le grand-duc le connaît, vous avez dû l’instruire...
(U regarde la lettre.)
MILADY
Le programme!... lisez... lisez, je le désire.
LE MARECHAL lit; pendant ce temps, les gens de milady arrivent et SS rangent an fond du salon.
— Lorsque je me vendis, j’avais mis. Monseigneur,