LE CHŒUR
L'aventure est nouvelle*
Un autre plein d'ardeur,
Dans cette loi cruelle
Trouverait le bonheur,
Trouverait le bonheur.
Mme BARNECK, à part.
L'aventure est cruelle...
Quoi ! j'aurais la douleur
De le voir près de celle
Dont il fit le malheur?
SALSBACH , à part.
L'aventure est nouvelle.
J'espère , au fond du cœur,
Que cette loi formelle
Sauvera mon honneur.
MALZEN , avec effort.
Jusqu'à demain , puisqu'il nous faut attendre , Soumettons-nous.
Cri eq /
* Louise , Mme Barneck , Salsbach , Malzen , Sidler.
SALSBACH, souriant.
C'est le plus court parti.
MALZEN.
Mais la justice , en réordonnant ainsi , Malgré moi, de rester ici, A rien de plus ne peut prétendre.
Mme BARNECK, montrant V appartement à gauche. Dans notre appartement , ma nièce , il faut nous rendre.
MALZEN , montrant celui qui est à droite. Je pense que le mien est de ce côté-là ?
M«*e BARNECK , vivement.
Oui , dans l'aile du nord.
SALSBACH.
L'un ici, l'autre là...
Le moyen qu'ils puissent s'entendre?
SALSBACH, a part.
Quel doux accor«l ! quel bon ménage !
Comment, hélas !$les réunir ?
Ah! c.'en est fait, je perds courage , Et comme lui, je vais dormir.
Mi"e BARNECK.
Par cet affront, par cet outrage, Il croit peut-être nous punir; Mais au fond du cœur il enrage , Et cela double mon plaisir.
MALZEN , à part.
Allons , allons , prenons courage , Mon supplice est près de finir; Et de cet indigne esclavage Je saurai bientôt m'affranchir.