‹ Louisiane, Mexique, Canada [microforme]Chapitre 15 sur 53 · É 4 414 (3 AE · texte numérisé non relu

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proximité de la voie, serviraient d’époutails aux amateurs de déraillements.

Enfin le gouvernement à remis l’ordre en insérant à l’officiel la motion suivante :

“ Par décision du ministre de la guerre, les trains du Chemins de fer Central seront pourvus d'une escorte de cinquante hommes à partir du premier juin prochain.”

Cinquante soldats dans chaque train ! Si les excursionnistes ne sont pas rassurés, c'est qu'ils ont un fichu caractère !

Enfin, maintenant, tout commence à s'arranger et la ligne est aussi sûre qu'aucune autre, au Mexique.

En partant de Mexico, le train longe d'immenses plaines sablonneuses et monotones, peu ou point cultivées et où la seule plante productive est le maguey, la vigne du pays,

Le maguey est appelé la vigne du pays

parce que l’on en extrait la boisson habituelle des mexicains le pulque.

Le pulque est une boisson fermentée, blanchâtre très alcoolique et au goût de laquelle les palais européens sont absolument rebelles.

On retire le pulque du maguey qui est un énorme cactus, en faisant une incision au cœur de ce dernier.

Le suc de la plante jaillit en abondance, est recueilli dans des outres, mis à fermenter et ensuite envoyé à Mexico où il fait les délices de la population.

Le premier site intéressant que l'on aperçoit est le Tujo de Nochistongo, considéré comme un des plus dangereux passages de la ligne.

Qu'on se figure un immense ravin à pic, profond de 800 pieds et large de 50, tout

formé de sable,

Sur le sommet de l’un des côtés, le chemin de fer, circule sur une voie taillée dans le vif et dominant tout le précipice.

Le sable est quelquefois creusé en dessous de la voie par le lavage des torrents et en certains endroits la ligne semble presque suspendue dans le vide.

Le spectacle est vraiment effrayant.

En approchant de Querétaro, la première grande ville que l’on rencontre, le spectacle change et devient moins sauvage. À quatre milles environ de la ville, se trouve la vallée fertile de la Canada, qui est toute entourée de montagnes et forme un véritable Eden : les sources thermales, les bois d'orangers et de citronniers, les jardins de toute sorte qui occupent toute la vallée, en font un séjour délicieux ; c'est du reste la villégiature à la mode parmi les habitants

de Querétaro.

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On arrive ensuite après quelques minutes de trajet à Querétaro, la ville où s'est dénouée la sinistre tragédie de l'Empire Mexicain. |

Quérétaro est remarquable surtout par sa propreté, par sa situation élevée, sur le haut d’une montagne et par le nombre incalculable d'églises, de couvents et de chapelles que l’on voit dans tous les coins de la ville. Un de ces édifices en particulier, nommé Las Claustras, est converti actuellement en maison d'habitation et mérite d’être visité. La cour intérieure est entourée de cariatides erotesques dans des positions bizarres et dont les contorsions fantastiques semblent menacer les personnes qui se hasardent auprès d'elles. IT est impossible d'imaginer quelle fut l'intention du sculpteur qui à exécuté dans un séjour religieux ces statues

purement diaboliques.

Le Cerro de las Campanas ou furent fusillés Maximilien, Mejia et Miramon, est l’une des excursions favorites des visiteurs. On y voit maintenant un monument composé de trois colonnes en pierre rose du pays et entouré d’une grille en fer.

Ces trois colonnes sont semblables et placées à l'endroit même qu'occupaient les trois victimes.

L'Etat de Quérétaro à élevé ce monu-

ment, non à la mémoire des malheureux qui ont été fusillés, mais pour perpétuer le souvenir de la résistance de la République Mexicaine aux tentatives monarchiques, Quérétaro est approvisionnée d'eau par un aqueduc qui suit la même vallée que le chemin de fer Central, Cet aqueduc, œuvre des Espagnols, est un splendide monument et un merveilleux échantillon des travaux

qu'ont accomplis les vice-rois du Mexique :

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sa solidité, sa masse et sa simplicité lui donnent un cachet vraiment imposant.

Si l’on quitte Quérétaro pour continuer au Nord, on passe successivement à Celaya, renommée pour ses confitures et située au croisement de la ligne du Central et de la ligne du chemin de fer National, la seconde ligne internationale qui va à la frontiere américaine par Laredo: à Salamança, renommée par ses porcs, sans rivaux : à [rapuato, la patrie des fraises: on en trouve là toute l’année et les touristes y font leur provision avant de rentrer aux Etats-Unis.

Enfin on se trouve à Silao, l’un des points importants de la ligne. Silao est nommée aussi Victoria à cause d’une bataille livrée en cet endroit pendant la Révolution et dans laquelle les forces du parti conservateur ont

été mises en déroute,

Silao est le point de jonction de l’embranchement de Guanajuato et c'est à cette situation surtout qu'est dû son accroissement et sa prospérité. Merveilleusement située au pied de la montagne, la ville est entourée de toute part d'une végétation luxuriante, qui s'étale par teintes échelonnées tout le long du versant.

Au milieu de ces montagnes et à une heure de chemin environ, on rencontre une multitude de sources sulfureuses qui ont été utilisées pour un établissement de bains.

Ces sources ont acquis dans le pays une certaine réputation d'efficacité, mais jusqu'à présent elles sont peu connues; il est à espérer que les touristes qui les visitent chaque jour feront apprécier promptement à l’étranger et au Mexique cette charmante station balnéaire.

Etant donnée la grande salubrité de Silno,

salubrité qui fait absolument défaut à auanajuato, les riches mineurs et commercants de cette dernière ville viennent successivement s'établir à Silao, qui prend chaque jour plus d'importance, dont les terrains augmentent de valeur et qui devient un faubourg de la capitale de l'Etat.

On peut se rendre en chemin de fer, par un embranchement local, à Guanajuato ; après quarante minutes de route environ, le train arrive dans une espèce. de gorge où se trouve située la ville de Marfil.

Les difficultés que les ingénieurs ont rencontrées dans la portion de ligne comprise entre Marfil et Guanajuato étaient si grandes, qu'ils ont renoncé à les surmonter et que la route s'achève dans des wagons à traction animale jusqu'à Guanajuato.

Les courbes sont tellement brusques qu'à

chaque instant il semble que le wagon va

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sortir des rails et se précipiter dans la rivière qui coule dans le bas. Cette rivière est d’ailleurs à peu près à sec et, sauf dans la saison des pluies, elle suffit à peine à alimenter les réservoirs des innombrables usines qui couvrent la route de Martil à Guanajuato. De toute part on aperçoit les mineurs travaillant à extraire l'argent ; les dimensions de ces établissements et les constructions massives qui les composent donnent tout de suite l’idée des sommes énormes et des capitaux qu'ils représentent.

Il règne à Guanajuato une grande aetivité commerciale. Tous les objets de consommation ordinaire se vendent avec une grande rapidité, et il est certain que cette place est appelée à un brillant avenir commercial.

En général, on peut dire que Guanajuato

es$ la ville minière par excellence, les énor-

mes quantités d'argent que l'on en a déjà extraites et la perspective brillante qu'assurent les progrès modernes, en font un des centres les plus riches et les plus actifs du Mexique.

Lorsque l'on rejoint la ligne principale du chemin de fer Central, la vallée qui se présente à la sortie de la montagne est admirablement belle et merveilleusement fertile, aussi tous les voyageurs s'accordent-ils à dire que lembranchement de Guanajuato est une une des plus pittoresques parties du voyage.

De Silao, la ligne gagne au travers d’une contrée peu intéressante la ville de Leon, un des grands centres mexicains.

La station est à une certaine distance de la ville et un tramway y conduit rapidement, en passant par le bourg de San Mi-

guelito, dont les habitants ne jouissent pas

d'une réputation d'honnéteté bien irréprochable et qu'il est prudent de ne pas traverser seul et sans un bon revolver.

Lorsqu'on arrive sur linévitable place centrale, Léon présente de suite l'aspect d'une ville pauvre, non pas que les édifices publics fassent défaut dans tous les coins, non pas que les passants bien vêtus et d’apparence aisée manquent dans les rues, mais à cause de la foule innombrable de purs indiens qui encombrent tous les endroits publics. Sur une population de près de 100,000 habitants, le nombre des indiens est incalculable : ils courent les rues à pied, remplissant de vermines et infectant de puanteur les visiteurs, qui se voient obligés de leur céder le pas sur les trottoirs et de marcher dans le milieu de la rue, le nez en l'air, pour tâcher de humer un peu d’air pur.

La place principale est bien construite et

entourée d'édifices élégants, parmi lesquels il est juste de signaler le palais municipal qui est vraiment remarquable. La cathédrale de Léon est une des plus belles du Mexique. Il y à également dans cette ville un magnitique théâtre, fort spacieux et très bien aménagé,

Le commerce est malheureusement peu actif et le chemin de fer Central y a jusqu'à présent fait peu d'affaires.

La principale industrie est la fabrication des rebozos et des articles de sellerie.

Comme c’est là une industrie nationale, à peu près la seule du Mexique ; je me permettrai de m'y arrêter un peu.

La ville de Léon fournit aux Etats de la frontière toutes ou à peu pres toutes les selles que l’on y emploie, depuis la selle la plus commune qui sert aux #4queros, Jusqu'à

la selle bordée et plaquée d'argent, sur

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pal, pes supthemes

laquelle Le jeune propriétaire déploie son adresse à l'Alameda ou aux courses de taureaux.

La premiere de ces selles consiste en un simple arçcon avec les courroies nécessaires pour la maintenir sur le dos du cheval, tandis que la seconde est magnifiquement ornée et arrive à coûter de 200 à 500 piastres. Pour ces dernières, le pommeau est recouvert de plaques d'argent repoussé, les étrivières et le tapis de selle sont bordés de galons d'or et d'argent, et la selle est ajustée avec des clous du même métal.

Dans un grand nombre de selles Îles panneaux en cuir sont. admirablement décorés, et 1l est curieux de voir comment l'ouvrier s'y prend pour graver ainsi sur le euir les desseins les plus compliqués comme des fleurs, des paysages, ete,

L'ouvrier prend le morceau de cuir, le

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mouille bien et l'étend sur une pierre dure qui lui sert de table : il dessine ensuite grosso inodo les contours des fleurs, des feuilles, les branchages qu'il veut représenter et immédiatement en exécute les détails avec des poinçons émoussés,

Prenant dans la main gauche un poinçon et dans la main droite un morceau de bois dur, il repasse rapidement les lignes du dessin en frappant légèrement avec son morceau de bois et ensuite il gradue la force des coups suivant qu'il veut accentuer plus ou moins les lignes : en inclinant un peu de côté son poinçon, il dessine des contours biseautés qui donnent les ombres du dessin avec une remarquable exactitude.

Peu à peu on voit se dessiner sur le cuir une fleur ou un paysage qu'on croirait tracés avec un crayon sur le papier.

Un autre commerce très productif consiste

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dans la vente devêtements quiont l'air d'être faits en peau de chamois, mais qui sont faits avec de ja peau de chèvre.

Ce genre de vêtements est très bon pour

, porter dans la campagne, à cause du long usage qu'ils peuvent fournir, et un grand nombre d'étrangers l’'adoptent très vite pour leur costume habituel.

Les chaparrerus, espèces de guêtres énormes, composées de Jambières en cuir souple, réunies par une courroie devant et une derrière, constituent encore un des articles fort employés par les mexicains qui sen servent pour protéger les jambes du cavalier contre les broussailles et ses vêtements contre le frottement des parties saillantes de la selle,

Tous ces objets en cuir sont vendus le dimanche au marché.

Les mors sont fabriqués à Léon avec du

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fer de Comanja; la bride est en crin de cheval pour les brides communes, et en laine pour les autres.

Les étriers, les éperons et les innombrables boucles qui font partie du harnachement sont fabriqués là et l’on peut dire que sauf la chemise et les chaussettes les cavaliers mexicains ne portent rien qui vienne de l'étranger.

Les prix de tous ces objets sont excessivement bas par suite du bon marché de la main d'œuvre. Le salaire des employés qui les exécutent ne dépasse pas 25 sous par Jour.

En dehors de cela, il y a beaucoup d'étrangers établis à Léon qui est d'une certaine importance comme centre agricole, et il est probable que l'introduction des machines agricole perfectionnées y produira

d'excellents résultats, d'autant plus que

l'étendue des terres cultivables est très grande et se prolonge jusqu'à Quérétaro, à 150 milles.

Plus au nord de Léon, se trouvent de riches et belles vallées, fertiles et lien cultivées, qui reposent l'œil des sables que lon a rencontrés jusqu'alors. Ë

On arrive ainsi à une petite ville nommée

San-Juan de las Lagos, dans laquelle ont lieu tous les ans des foires immenses qui, pour cette partie du Mexique, remplissent le même but que les grandes foires de Nijni Novogorod en Russie.

Marchands, rancheros, joueurs, élégants

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et mendiants se donnent rendez-vous à

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cette fête où le comimerce et Îles plaisirs

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sont mélangés agréablement, et dont le coup

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d'œil est fort pittoresque.

Mais aujourd'hui les relations entre les

centres principaux sont beaucoup plus fré-

quentes, les communications sont beaucoup plus faciles et ces grandes réunions tendront certainement à disparaître où à diminuer de beaucoup d'importance.

agos, située dans l'Etat de Jalisco est

Lagos, située dans !

an petite ville très intéressante ; son église paroissiale est une des plus belles du pays, elle est de pur style roman, parfaitement conservée et entourée d'une magnifique grille en fer ouvragé construite au moyen des dons de milliers d’indigènes qui chaque . ° NT 4 4 jour visitent l’église.

L'intérieur en est également digne d’examen, il est orné avec beaucoup de goût et d'élégance et n’est pas surchargé de bibelots et d'ex-votos fantastiques comme le sont

généralement les églises mexicaines.

Lagos est une ville assez manufacturière, Malgré cela la ville est peu active et après

que le touriste à fait une sieste dans le

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jardin public, sous les orangers et les citronniers et qu'il s’est arrêté sur le pont pour voir la rivière se perdre dans le lointain, il ne lui reste plus qu'à plier bagage et à continuer sa route.

Au nord de Lagos commence une 1mmense plaine stérile présentant peu d'attrait. Pas un seul arbre au milieu de ces solitudes, pas une seule plante, pas un brin d'herbe,

Seul, le cierge de Pâques rompt la monotonie de ce lugubre paysage.

Le cierge de Pâques, ou grand cierge, est le cactus des solitudes mexicaines ; plante étrange et colossale, ainsi nommée probablement par des naïfs matelots, en souvenir de ces cierges gigantesques qui, le jour de Pâques, brûlent comme des phares dans la chapelle des rivages bretons.

C'est un colosse qui s'élève droit et nu

comme le mât d’un navire, à une hauteur de cinquante ou soixante pieds. Arrivé près de la cime, ce cactus émet horizontalement d'énormes tiges, égales et régulières qui, se J D » 9, =" . 5» | > ?relevant tout à coup à angle droit, remon-

tent parallèlement au tronc vertical.

De la base au sommet, ce chandelier eclosse est tout hérissé d'épines terribles. Nul animal n'approche de cette plante aussi inhospitalière qu'étrange, et, à sa vue, les vautours et les corbeaux du désert s’enfuient à tire d’aile.

Seul, au milieu des cavernes muettes et des rocs bouleversés, ce cierge sinistre, sans flamme, sans éclat, sans espoir, à Pair d'avoir été posé là par la main de la Mort sur quelque nécropole oubliée. Il semble, inébranlable et gigantesque, se dresser sur

des ruines invisibles, sur quelque cité en-

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gloutie dans les sables, dont jadis il échura peut être la grandeur et la civilisation.

Mort et desséché, ce géant superbe résiste encore à la furie des vents et présente aux regards stupéfaits du voyageur l'énorme silhouette de son cadavre toujours debout.

Le grand cierge du désert s’est éteint,

Pour qu'il tombe, il faut l'abattre, le saper, comme pour détacher les vampires des branches où pourrissent leurs cadavres, on est obligé de couper leurs griffes.

Quand la vie s'est retirée de cette plante mystérieuse, une nuée d'insectes envahit son corps, pénètre dans ses crevasses, se loge dans ses rides. Ce fut un épouvantail, c’est un abri. Le géant hautain et farouche armé de dards, que l’on fuyait, devient un perchoir pour les oiseaux, une cité pour les fourmis, une ruche pour ls abeilles,

Et la nuit, des essaims d’éblouissantes

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lucioles, flammes vivantes et pressées, viennent décrire des cercles lumineux autour du Cierge de Pâques qui paraît alors lancer des milliers d’étincelles, comme s'il voulait éclairer une résurrection.

La première étape dans cette plaine immense est Encarnacion petite ville sans importance qui servait autrefois de point d'arrêt aux diligences allant de Zacatecas à Lagos.

Au nord d'Encarnacion, à cinquante milles d’Aguascalientes, se trouve le pont d'Encarnacion dont l'achèvement a été l’objet de très grandes difficultés. La construction est maintenant assez solide et la majesté naturelle de la brèche, jointe à la hardiesse des travaux, forme un spectacle réellement grandiose,

Vers l’est, se trouve un immense réser-

voir naturel qui a été utilisé, par la suite

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pour fournir l'eau à la petite ville d'Encarnacion située en bas de la rivière,

La ligne atteint ensuite Aguascalientes Euux-Chaudes, qui est un des plus agréables séjour du Mexique.

Un des charmes principaux de cette ville est la douceur du climat et surtout sa réguJarité. Jamais on ny éprouve ces brusques changements pernicieux à la santé:

toujours un soleil brillant et uniforme pendant le jour et des nuits tranquilles et tièdes qui font de l'existence un vrai plaisir. Il paraît inpossible que l’on puisse mourir à Aouascalientes,

Pour le chemin de fer, Aguascalientes est un point de haute importance, surtout comme centre d'une riche région agricole.

Les eaux thermales qui y abondent et le charme de son climat y attirent en foule les

étrangers,

L'embranchement qui va à Tampico aboutira auprès de cette ville et les ateliers du chemin de fer Central qui y ont été établis amenerout certainement dans la classe ouvrière un bien être dont profitcra le commerce.

La propreté et l'élégance de la ville la rendent digne de cet avenir. Les églises y sont fort belles ct les édifices publiques y sont remarquables. Plusieurs places et promenades égayent la vue et reposent Île voyageur de la constante admiration des merveilles architecturales.

La Plaza Mayor en particulier, est digne par ses dimensions et ses dispositions d’attirer l'attention. Au centre, s'élève une magnifique colonne élevée en commémoration des pages glorieuses de l'histoire de la République et de l'Etat : à la base plusieurs

fontaines donnent une agréable fraicheur

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tout autour, des corbeilles de fleurs et des bouquets d'arbres complètent le coup d'œil.

Les quatre façades de la place sont occupées par l'église paroissiale, le palais municipal, les bureaux du gouvernement et plusieurs belles maisons particulières, entre autres, l'Hôtel de la Plaza, fondé ïl y a quelque temps var un entrepreneur califor-

nien qui y à réuni toutes les conditions de

confort qui ajoutent un charme nouveau au séjour dans cette ville.

Il faut également citer le jardin de San Marcos dont les arbres et les fleurs magnifiques ont un cachet particulier et qui est le lieu de promenade favori de tous les visiteurs.

Les sources thermales sunt divisées entre

deux établissements, les Grands Bains et les

Petits Bains, auquel on peut se rendre par

deux lignes distinctes de tramways,

or ha DE MEXICO A LA FRONTIÈRE AMÉRICAINE 125 nt | {r s L'établissement des Grands Bains est FH \ e .,." # F3 j . Je) e RAS à :

. très primitif. LATE MOVE. . | 1° Pr Er + Les piscines sont en pierre et construites BNC MA % | LS directement sur le sable, audessus duquel vx er 2 + | : : \ FAC) t bouillonne continuellement l’eau à une tem- 2380 ” 4 LÆ AN e pérature qui varie de 90 et 1500 Fahrenheit, FC #: mn d a Ces bains sont très spacieux et d'une 440 r- remarquable propreté ; l'eau contient un peu TOALTE AT de de soufre et de fer et on la dit efcace EE LE au contre Jes rhumatismes et les affections y 20 Fi RU scrofuleuses.

an Un conduit souterrain amène l’eau d'une Tres : x . : Pa i- autre source aux Petits Bains qui sont mieux wi à le installés que les précédents. Un éléscant HR les établissement avec un beau jardin a été ne Fa construit tout autour et les rend beaucoup mn : Ps re plus commodes pour les étrangers. A AL | ri ÿ { — Re T ME | les Telles sont les principales curiosités d’A- sé É | ax 1 guascalientes. Fe | a 1 En remontant vers le nord, le pays ee | Mer | % #: nt ? té 4 A ;

est fertile et bien cultivé : cest au milieu de champs magnifiques que l’on arrive à Zacatecas, le vrai paradis du Mexique, la ville à la mode et la plus riche de toute la République.

Zacatecas est en ce moment une des villes les plus prospères du Mexique. Des capitalistes de toutes nations s’y sont donné rendez-vous et ont apporté à l’indolence naturelle de la race hispano-américaine le contingent de l’activité et de la dureté au travail des races anglo-saxonnes. Le commerce et l’industrie commencent déjà à ressentir le bon effet de cette entente des

deux forces et, le Mexique, aussi bien que

ceux qui yapportent leurs capitaux commencent à en recueillir les fruits.

En arrivant à Zacatecas, l'observateur

s'aperçoit vite qu'il est dans un vieux

centre mexicain, foncièrement natio-

nal et beaucoup plus caractérisé que nulle part ailleurs. Indépendamment de la diftérence d'idiome, il est entouré de toute part des traits caractéristiques de ce changement. Leshabitationsmauresques, les anciens couvents, les édifices ecclésiastiques d’une architecture tourmentée et élégante, d’un style particulier aux races latines, indiquent une existence et une tournure d'esprit absolument différentes.

L'Hôtel Zacatecano en particulier, où descendent presque tous les touristes américains et qui est un ancien couvent, produit un sigulier effet sur le voyageur.

En arrivant dans l'immense cour de Phôtel, le calme qui règne partout fait oublier complètement le XIXe siècle et ses chemins de fer; il semble que bientôt une longue file de moines va traverser la cour pour se

rendre à la chapelle et poursuivre de ses

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