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eu pour triste résultat, l'arrestation toute injuste et arbitraire d'un citoyen respectable et une esclandre regrettable.
Le jeune homme arrêté faisait partie d’une certaine portion de la colonie française de Mexico que l’on désigne généralement et qui se désigne elle-même sous le nom de Barcelonnette, son pays d'origine.
Depuis de longues années, c'est dans les Basses-Alpes que se recrute le plus fort contingentd'émigrants français pour le Mexique.
Tous, d’ailleurs, réussissent fort bien dans leur pays d'adoption où ils se soutiennent beaucoup entre eux et s'accordent un cordial appui. Ils sont à la tête du commerce, font de belles fortunes mais restent invariablement d'une susceptibilité farouche à l'égard de tout ce qui peut sembler une allusion à la modestie de leur origine. Beaucoup des-
cendent de familles d'honnêtes pâtres de la
montagne, mais il ne fait pas bon, en leur présence, de risquer un mot qui pourrait, de près ou de loin, sembler destiné à le leur ‘appeler.
Or, M. de G*** dont la réclamation avait causé tout ce fracas, avait eu le grand tort de l'accompagner de remarques désobligeantes à l'égard de celui qui avait pris ses places et se trouvait Justement être un Barcelonnette, un des chefs d’une des maisons les plus importantes de la ville et de comprendre dans ses remarqnes toute la section de la colonie à laquelle il appartenait. .Naturellement, cette affaire fit un bruit épourantable, tous les Français étaient soulevés, la plus grande partie prenant fait et cause pour la victime de l'arrestation, d'abord par esprit de caste et ensuite à cause de l’impopularité de M. de G*** dont les manières
hautaines et le mépris affiché pour la vul-
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