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dans le village montagnard dont la population eflarée, entendant le roulement de notre fiacre sur la terre battue, se réveille en sursaut avec terreur, se croyant revenue aux jours sombres de l’intervention, où les canons fraçais avaient violé cette inviolable solitude.
Quelques hommes nous barrent le chemin, arrêtent nos chevaux et nous intiment l'ordre de descendre et de venir expliquer au chef politique notre présence en ces lieux.
Eh bien, j'aimais encore mieux cela; comme prisonniers, nous étions au moins en sûreté,
Notre voiture est conduite sur la place publique et remise aux soins de la garde civique,
Mon Dieu, quelle garde civique, je vivrais cent ans, je la reverrais encore !
Quatre citoyens au visage Jus de chique
composent cette remarquable institution :
leur costume consiste dans une chemise, un caleçon et un chapeau de paille : leur arinmement est absolument hétérogène, lun porte un vieux mousquet d'infanterie, lautre un winchester qui doit provenir de quelque maraude, avec un vieux pistolet d'arçon, et le quatrième un immense chète, ce redoutable couteau mexicain qui sert à tout, à abattre les arbres et à hacher le tabac.
Rien de moins rassurant que ces représeutants de l'autorité ; maïs nous n'avons pas à nous montrer uithciles. Nous laissons à leurs soins notre voiture et nos bagages en affectant une confiance illimitée, et nous nous dirigeons vers une fienda, espèce d’6picerie où le chef politique doit venir nous rejoindre,
Naturellement, la masse nous, suit, et bien-
à Le !