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qu'il y à dans le monde des gens qui vont à pied.
Tous ses amusements, tous ses exercices sont donc équestres et dans ce genre il acquiert une spécialité réellement incontestable,
Tout le monde connaît les courses de tar reaux, tous ont certainement lu et relu toute les descriptions qui en ont été faites depuis Alexandre Dumas jusqu'à Théophile Gautier, il serait donc très fastidieux de revenir sur un exercice qui est si Connu. J'indiquerai simplement un travail spécial que J'ai vu faire au Mexique par le grand torero mexicain, le Frascuel ode la Nouvelie Espagne, Ponciano Diaz. On appelle cet exercice la pose de lu cocarde.
Le torero se fait amener un cheval nu, portant simplement un surfaix avec une
boucle pour maintenir le pied gauche. Il
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prend entre les dents une cocarde, une rose ayant au centre une pointe d'environ un pouce de long et se place dans un coin de l’arêne.
Lorsque l'attention du taureau est un peu détournée par les capes qu'agitent devant lui les autres toreros, Diaz lance son cheval à plein galop, passe juste au ras du taureau qui détourne aussitôt brusquement la tête ; au même moment l’homme se penche complétement de côté, se couche sur la tête du taureau et lui plante entre les deux cornes la cocarde qu'il tenait à la bouche,
C'est un exercice très élégant, mais qui rencontre peu d'imitateurs.
Mais en dehors de ces tours de force, les
jeunes cavaliers mexicains pratiquent deux
amusements plus pacifiques et malgré cela fort jolis et fort intéressants à suivre. Ce
sont : le laso et le coleadero.
Le laso, comme on sait sans doute déjà, est une longue corde de 60 à 70 pieds à l'extrémite de laquelle est une boucle. Avec cette boucle le cavalier fait un nœud coulant d'environ 5 pieds de diamètre.
Il fait tournoyer le nœud au-dessus de sa tête et le laisse ensuite échapper aussitôt qu'il est à portée du but,
En vertu de la vitesse acquise toute la corde se déroule et le nœud tombe juste sur les cornes ou la tête de l'animal qui continue sa course. Le cavalier s'arrête, enroule
autour du pommeau de sa selle le bout du
laso qu'il a conservé à la main. Le petit
cheval mexicain qui est dressé à cet exer-
cice s'arc-boute sur ses jambes de devant et
le nœud qui se resserre brusquement arrête
net le taureau.
Cet exercice demande beaucoup d'adresse.
Quelques mexicains arrivent à y être d’une
force réellement extraordinaire au point de désigner à l'avance telle partie de l'animal qu'ils vont saisir avec le laso, soit la patte gauche, soit la patte droite, soit la tête.
De vrais concours ont lieu le dimanche dans les immense: cours des haciendas et là, en présence de la maîtresse de céans, tous les jeunes rancheros se disputent la palme de la victoire et les acclamations des brunes mexicaines, qui ne ménagent ni leurs sarcasmes ni leurs moqueries au con current inexpérimenté, pêcheur malheureux dont le laso revient au but, absolument vierge de la moindre proie.
Le coleadero demande non moins d’agilité et beaucoup plus de force et de science. II consiste en ceci :
Une cinquantaine de taureaux sont enfermés dans un enclos au milieu d’une prai-
rie. Tous les concurrents sont formés en
groupe aupres de ce corral et deux d’entre eux sont d'abord désignés pour colear.
Les rancheros ouvrent une porte du corral et laissent échapper un taureau qui se sauve en bondissant. Les deux premiers cavaliers désignés partent à sa poursuite et cherchent chacun à se rapprocher de lui du côté gauche en le tenant à leur droite. Le premier arrivé saisit la queue du taureau à son extrémité, puis la tenant fortement, il la prend sous sa jambe droite qui la maintient absolument serrée contre la selle.
Aussitôt il donne un vigoureux coup d’épe-
ron à son cheval qui fait un brusque saut
en avant.
Le taureau enlevé ainsi perd pied et roule à terre en faisant quelquefois trois ou quatre tours sur lui-même, On ne peut imaginer quelle passion exei-
tent ces jeux. De plusieurs lieues à la ronde
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les jeunes gens viennent y assister, jy ai vu quelquefois Jusqu'à 3 et 400 cavaliers, la fine fleur de la jeunesse de l'endroit.
On y vient également des villes voisines et les mailcoachs attelés de dix mules, les caleches à quatre et six mules y amènent en foule toutes les jeunes mexicaines qui, non moins cruelles que les belles romaines, ne demandraient pas mieux, pour s'amuser un peu, de voir découdre quelques uns des amateurs par un taureau récalcitrant à ce genre d’exercice.
Ce sont là au Mexique les deux genres d’amusements les plus originaux que l’on puisse sigraler. Nous avons également l’attaque des diligences qui fait partie du sport financier et les pronuncitmentos mais ils rentrent dans un autre genre de sport, le sport politique, dont il n'est pas bon de s'oc-
cuper outre mesure dans ce pays-là.