‹ Louisiane, Mexique, Canada [microforme]Chapitre 33 sur 53 · JOU · texte numérisé non relu

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fondent dans l’ensemble pour former un ton d’un intensité vraiment étrange.

Après cette promenade, la Créole sort peu dans le jour ; le soir elle va prendre le frais au bord du lac, soit au West-End, soit au Fort Espagnol.

Quel que soit le rococo évident de ces constructions sans style, il est impossible de ne pas y trouver un cachet.

Figurez-vous deux ou trois restaurants plantés au milieu d’un grand jardin public où l’on admire un lion en terre cuite, deux ours vivants et deux crocodiles dans un bassin.

Les eaux jaunes du lac Pontchartrin sont le seul point de vue qu'offre ce lieu de délices où l’on vient enfin aspirer quelques bouffées d'air frais.

Les bull-frogs tenus à l'écart par la lu-

mière électrique et les jeux des enfants,

croassent tout à l’entour avec leur claire voix de basson.

Eloignez-vous maintenant de quelques pas de ce centre, et suivez un instant le chemin en coquillage qui mène à la ville: les bruits mystérieux du marécage—brusques plonweons de bêtes invisibles, clapotements de l'eau sans cause appréciable, susurrements

d'insectes, cris rauques de pélicans—-feront

aux serments d'amoureux et aux valses de

Strauss qu'écorche l'orchestre du Fort, un

Rs

bien original accompagnement.

Et voilà comment se passe un dimanche

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à la Nouvelle-Orléans.

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