BAG
jouit du climat de Nice au mois de mars, En plus d'une végétation toujours luxuriante, on trouve une belle quantité de fleurs, de fruits et d'oiseaux mouches. Les roses embaument, les ananas et les oranges parfument le quai de leurs senteurs capiteuses. Pour la première fois, depuis le
débarquement à Veracruz, on a un peu d'air
frais et—ce qui n'est pas un petit détail — on est hors d'atteinte de la fièvre jaune.
Ici, l'on peut absorber des boissons glacées et manger les fruits fondants, sans crainte de rendre l’âme vingt-quatre heures après, sous l'influence de l’impitoyable vomito. Chargés de mameyes, de grenades, de mangos, de goayabas, de zapotes, de chirimoyas, de bananes et d'autres fruits savoureux, les voyageurs se remettent en route.
La locomotive grimpe toujours comme un
chamoiïs dans la montagne. Elle contourne à