LES CERTIFICATS MÉDICAUX
Les médecins refusent de constater les guérisons ; — de constater la maladie; — de prononcer le nom de Lourdes. — Les certificats de complaisance. — Comment se produisent les erreurs et comment on peut les éviter. — L'histoire de Lourdes n'est pas une légende.
Dans les derniers mois de l'année 1871, peu de temps après la guerre, la supérieure d'une communauté de Saint- Vincent de Paul vint me demander de constater dans un certificat la guérison d'une de ses religieuses. Pendant un pèlerinage, cette religieuse avait été guérie d'une façon subite, et dans des conditions absolument extraordinaires. Elle était là, devant moi, et elle portait bien sur sa figure l'empreinte visible d'une santé parfaitement affermie.
Cependant la proposition qu'on me faisait me r<.rut étrange et je dissimulai mal la surprise ou l'ennui qu'elle me causait. Je ne pouvais me faire à l'idée d'apposer mon nom sur une pièce de cette nature. D'abord cela ne me regardait pas, n'était pas de mon domaine. Que le clergé portât tel ou tel jugement, c'était son affaire ; mais moi, me mêler de semblables questions, c'était une folie I
Je connaissais pourtant cette jeune sœur, et je ne pouvais douter de sa sincérité ; je l'avais soignée pendant de longs mois, et tous mes efforts, tous mes traitements avaient été inutiles. Elle avait une maladie grave de l'estomac ; elle vomissait absolument tous les aliments et même une seule cuillerée d'eau; elle était arrivée aux dernières limites de la faiblesse, du marasme, et je la voyais devant moi, transformée, pleine de forces, animée d'une vie nouvelle. Gomment ce changement si prompt, si complet avait-il pu se produire?... Ah ! je n'étais pas curieux et je ne tenais pas à le savoir ! Du moment où le procédé sortait de notre méthode, cela ne me regardait pas. Que diraient d'ailleurs mes amis, mes confrères, en lisant mon nom au bas d'un certificat de ce genre?
Je voyais déjà leur sourire moqueur. Je ne pouvais décemment m'engager dans une voie qui semblait marquer la première étape de ma décadence intellectuelle. Mes souvenirs d'école, mes traditions, mon passé, tout était compromis; j'étais un homme fini !
— Madame, dis-je à la supérieure, je ne puis vous donner le certificat que vous me demandez. D'abord, il ne vous apporterait aucune garantie : je n'ai pas été témoin du fait; je ne connais pas les détails de cette guérison. Que puis-je ajouter à ce que vous savez déjà? Vous êtes parfaitement en mesure de fournir tous les renseignements nécessaires ; vos affirmations suffisent ;
je ne puis m 'aventurer sur un terrain qui n'est pas le mien et me prononcer sur une question qui échappe à ma compétence.
La supérieure voulut insister encore ; tout fut inutile, ma résolution était inébranlable.
Après le départ des sœurs, je me sentis soulagé d'un grand poids. Je venais d'échapper à un péril réel. Mettre mon nom au bas d'un certificat constatant un miracle, voir ce certificat reproduit dans les Semaines religieuses et dans les journaux catholiques, n'était-ce pas compromettre et ma position et ma renommée, faire mon deuil de ce que j'avais de plus cher? Je fermai donc volontiers le livre de son observation pour ne plus le rouvrir.
Cependant, la question avait de l'intérêt. Pendant six mois, j'avais soigné cette religieuse. Elle avait des vomissements incoercibles, des désordres et des troubles de tous genres, un amaigrissement extrême; elle ne pouvait se tenir debout, et elle avait retrouvé, en un instant et sans transition, ses forces et sa santé, alors que jusque-là, toutes les ressources de la médecine avaient été vaines. Ces accidents pouvaient être d'origine nerveuse, mais encore fallait-il s'en assurer. Non ! je ne voulais rien savoir, et surtout j'entendais ne pas me compromettre en pareille aventure.
Et pourtant je n'étais pas incrédule, loin de là I Étais-je de l'école libérale? Je ne saisi mais j'étais dans cette disposition d'esprit où nous sommes tous en
quittant les bancs de l'école, après avoir vécu dans les salles de l'Internat, liés par une solidarité qui nous enchaîne, prenant pour un dogme l'enseignement reçu. Le temps a consacré la guérison que je n'avais pas voulu constater. Sœur Cécile est aujourd'hui en Espagne, supérieure d'une maison de son Institut. Sa guérison, obtenue en un instant, s'est maintenue depuis lors intacte et sans rechute.
Je viens de dire comment je refusai mon certificat. Depuis, on a été plus loin. Je refusai de constater la guérison; on refuse aujourd'hui de constater la maladie. La guérison sortait de nos procédés, de nos lois: j'avais un prétexte. Mais la maladie est absolument et uniquement de notre ressort : nous n'avons aucune raison pour nous dérober.
Cependant les malades qui viennent à Lourdes obtiennent bien difficilement un certificat de leur médecin. Les malheureux qui sortent des hôpitaux ne peuvent se procurer une pièce officielle. Ils ont recours aux combinaisons, aux stratagèmes les plus compliqués. Ils quittent les divers services quelques jours avant le départ des pèlerinages ; ils s'adressent à tous les médecins qui les ont soignés depuis le début de leur mal; ils invoquent tous les prétextes: question de secours à solliciter, de position à obtenir, intérêts de famille, placement des enfants, que sais-je? Après
mille démarches, ils obtiennent quelques phrases ou quelques mots, écrits à la hâte et sans conviction par des médecins qui, parfois, conservent à peine le souvenir des soins qu'ils ont donnés.
Ces certificats sont des modèles en leur genre. Us ne disent absolument rien et ne peuvent, en aucune façon* compromettre leurs auteurs.
Je me souviens de la note que nous apportait Céleste Mériel : « Je déclare, disait son médecin, que cette malade ne parle pas, n'entend pas, et qu'elle peut se déplacer sans danger pour sa vie. » — Or, il y avait cinq ou six ans qu'elle était couchée dans la salle des grandes infirmes, à la Salpêtrière, sans voix, sans mouvement, et ayant perdu l'ouïe à la suite d'une longue suppuration des oreilles et d'une perforation des deux tympans. Tout cela était renfermé dans ces trois mots : Quant à la cause, à la nature de sa maladie, à nous de deviner si nous le pouvions.
Ce certificat avait pourtant encore un mérite ; il disait quelque chose et ne renfermait aucune indication fausse. Que de malheureux malades, surtout pendant le pèlerinage national, ont sollicité leur médecin sans pouvoir obtenir seulement de connaître le nom de leur maladie !
Constantin James nous dit que le Dp Charcot n'a jamais prononcé le mot de Lourdes dans ses leçons. Cependant, ce professeur a écrit personnellement à
notre confrère en lui disant : « L'hospice de la Salpêtrière envoie chaque année une cinquantaine ou une soixantaine de malades à Lourdes, et je les étudie tous avant leur départ et après leur retour. »
Le Dr Constantin James ajoute : « Quant à savoir ce que le Dr Charcot pense des miracles de Lourdes, ceci c'est son affaire; seulement j'ai cru comprendre qu'il ne se propose pas de le faire connaître de sitôt. »
Si, depuis quinze ou vingt ans, cinquante ou soixante malades de la Salpêtrière viennent à Lourdes chaque année, quelle source féconde d'enseignements et de faits doit renfermer cet hôpital ! Sous les yeux des maîtres les plus célèbres, ces observations doivent s'éclairer de bien vives lueurs. Elles sont analysées, fouillées dans tous leurs détails. En donnant aux malades l'histoire détaillée de leurs souffrances, en contrôlant leur état à leur retour de Lourdes, on pourrait mettre au grand jour les résultats obtenus; il n'y aurait ni erreur ni méprise, et chacun pourrait se prononcer en pleine connaissance de cause. Et cependant, avec une connaissance si approfondie du sujet, on hésite à parler; on garde pour soi son opinion, on ne veut pas se prononcer.
Pourquoi tant de circonspection, de réserve?
Pourquoi cette conspiration du silence? Ne croirait-on pas que l'on craint de s'aventurer sur un terrain inconnu, plein de périls ou de surprises ?
Il serait plus loyal et disons-le, plus scientifique, de reconnaître que l'on ne peut tout expliquer par des effets de suggestion, et qu'en dehors des troubles nerveux, il y a des affections profondes de l'organisme, des lésions matérielles instantanément guéries. Mais, pour échapper à la rigueur d'une démonstration qui pourrait s'imposer, on refuse de constater la maladie au départ, afin de ne pas constater la guérison au retour.
J'avais refusé le premier certificat qui me fut demandé il y a près de vingt ans. Ces jours derniers, j'en ai refusé un second, mais dans des conditions bien différentes.
J'avais soigné, il y a dix ou onze ans, une jeune fille qui était atteinte d'un purpura hemorrhagica extrêmement grave. Son sang sortait par la bouche, les oreilles, les yeux, le nez, les reins, par tous les pores. Elle avait des taches bleuâtres sur tout le corps. Son état était des plus alarmants. J'avais mis tout en œuvre pour arrêter ces accidents, mais tous les médicaments étaient sans effet.
Je demandai en consultation un de mes confrères, le docteur R., de P. Nous fîmes ensemble des injections d'ergotine, et les hémorragies cessèrent brusquement, un ou deux jours après. Depuis cette époque, cette jeune fille s'est toujours bien portée ou, du moins, n'a
jamais eu de nouvelles hémorragies. Ce dénouement si rapide, si subit, m'avait un peu surpris, mais on l'observe quelquefois dans le purpura, et je ne voyais dans ce fait rien d'absolument insolite.
Le 22 mars dernier, je recevais une lettre de la mère de la jeune fille.
« La semaine dernière, me disait-elle, j'étais à P. et je rendais visite au docteur R.,que je n'ai jamais oublié depuis le 2 juin 1879. J'ai été extrêmement heureuse de lui présenter ma fille, cette fois très bien portante. Il s'est parfaitement rappelé les graves circonstances dans lesquelles il l'avait vue , il y a dix ans.
» Tout en causant de ces souvenirs lointains, je lui exposai, avec autant de simplicité qu'il me fut possible, le but de ma visite ; ce que je désirais obtenir de lui, dans la croyance intime que j'avais que la guérison de ma fille était absolument miraculeuse. Je lui exposai que dix ans s'étaient écoulés, sans que sa santé se fût jamais démentie ; qu'il avait pu faire souvent l'expérience de sa médication, que la simple raison disait que la reconstitution du sang décomposé et perdu en si grandes proportions, devait bien être la guérison la plus difficile et la plus longue au point de vue humain.
» Je m'aperçus bientôt que je prêchais un converti; je trouvai le docteur R. admirablement disposé et me disant qu'il avait souvent fait usage des mêmes remèdes et qu'il n'avait jamais obtenu les mêmes résultats.
Il ajoutait, qu'une guérison instantanée, dans de semblables conditions, ne pouvait se produire si Dieu n'y avait mis la main.
» Je serais heureuse, disait en terminant Mme X., de pouvoir rendre ce témoignage à la vérité et de produire votre certificat avec celui de votre confrère, pour attester la guérison miraculeuse de ma fille. »
Je répondis à Mme X. :
« J'étudie, depuis longtemps déjà, l'histoire des guérisons de Lourdes. C'est vous dire que mon esprit est bien préparé pour la solution de la question que vous me posez. Cependant, je le crains, ma réponse ne sera pas conforme à vos désirs. Pour déclarer que la guérison de votre fille est miraculeuse, il faut deux choses : 1° qu'elle soit manifestement au-dessus des forces de la nature ; 2° qu'elle ait été obtenue en dehors de toute médication destinée à combattre utilement la maladie. Or, ces conditions ne sont pas remplies. Le purpura n'est pas une maladie incurable, il guérit au contraire le plus souvent et parfois d'une façon assez brusque ; d'un autre côté, les moyens les plus énergiques étaient mis en œuvre pour le combattre.
» Dans ces conditions, il m'est absolument impossible de vous délivrer le certificat que vous me demandez. Si mon confrère conclut dans un sens différent, son opinion doit être pour vous d'un grand poids. Vous aurez ainsi la preuve qu'il peut y avoir doute dans un sujet aussi
grave et aussi délicat. En outre, vous verrez que les médecins catholiques, retenus par des scrupules légitimes, sont souvent plus sévères que leurs confrères pour admettre dans une guérison le caractère surnaturel. » Mme X. est une femme intelligente, une chrétienne aux sentiments élevés, et, sans insister davantage, elle accepta ma décision. Cependant, je le répète, il serait intéressant de soumettre cette guérison au jugement d'un homme aussi compétent que le docteur R. Les médecins qui discutent ces questions avec un sens clinique exercé et une entière bonne foi, apportent toujours, dans la solution de ces difficiles problèmes, de précieux enseignements.
Si les guérisons de Lourdes ne reposaient que sur des données contestables, si elles étaient affirmées sans preuves, si elles n'étaient pas l'objet des enquêtes les plus rigoureuses, on n'invoquerait pas contre elles les lois immuables qui régissent l'univers; on ne parlerait ni d'hypnotisme, ni de suggestion. On laisserait de côté les théories. On prendrait une à une nos observations, pour les discuter, les mettre à néant, pour montrer que sur les bases fragiles où elles sont placées, elles ne peuvent résister à un contrôle sérieux.
Mais on ne procède pas ainsi.
Dans la réserve, dans la circonspection de nos adversaires, dang tous ces certificats donnés de si mau-
vais© grâce, nous trouvons un hommage involontaire rendu par les ennemis du Surnaturel à cette grande enquête qui se poursuit depuis plus de trente ans à Lourdes.
Tous ces certificats reflètent les opinions personnelles de leurs auteurs. On retrouve, en les lisant, la trace des préoccupations et des doctrines qui les inspirent, et l'on s'aperçoit aisément que l'esprit n'est pas libre pour la recherche ou la démonstration de la vérité. L'histoire du malade, l'exposé de ses longues soufrfrances, l'inutilité de tous les. traitements employés, tout cela est à peine indiqué. Quant à la guérison qui survient en un instant, complète et sans rechute, on considère ce résultat comme un fait d'observation usuelle, qui peut exciter l'étonnement du vulgaire, mais qui est indigne de fixer l'attention d'un homme de science. En présence de juges aussi sévères, d'un parti pris si évident, les médecins de Lourdes sont d'une réserve extrême. Sans hésiter, au milieu des matériaux si nombreux qui passent sous leurs yeux, ils laissent de côté toutes les observations qui paraissent présenter quelques lacunes, qui, par quelque côté, peuvent donner prise à la critique. Leur prudence peut paraître excessive ; mais, ayant pris en mains la défense de principes et de faits trop généralement méconnus, ils veulent arriver à la démonstration du surnaturel par la science. Sur le terrain élevé où ils cherchent à maintenir la dis-
cussion, leurs intentions et leurs méthodes doivent être au-dessus de tout soupçon, à l'abri de toute objection fondée.
D nous arrive parfois que le temps ne consacre pas nos premières espérances.
Un religieux, paralysé depuis de longs mois, se redresse et marche au sortir de la piscine ; quelques mois après il est repris des mêmes accidents. C'était un cas de paralysie nerveuse.
Un malade, atteint depuis cinquante ans d'une double hernie, vient nous faire constater sa guérison. Tous les organes nous paraissent en place : les orifices même nous semblent fermés. Bien plus, un médecin du bureau de bienfaisance de Paris, qui soigne ce malade depuis plusieurs années, l'examine avec soin à son retour, et lui délivre un certificat concluant sans réserve dans le sens de la guérison. Toutes les garanties semblaient ici réunies. Nous écrivions dans les Annales (tome XX, p. 105) : « La guérison de ce vieux pèlerin, » si elle résiste à l'épreuve du temps, comptera parmi » les plus importantes. » Elle n'a pas résisté à cette épreuve. Dans le courant de l'hiver, j'ai voulu revoir le malade, et j'ai constaté que la hernie descendait de nouveau. Quelques renseignements d'ordre moral m'ont fait, d'autre part, suspecter l'intention ou la bonne foi du pèlerin.
Les malades nous apportent parfois des certificats contradictoires, et au milieu d'avis différents nous ne pouvons nous faire une opinion personnelle. Nous sommes ainsi obligés de laisser de côté des observations importantes.
Mais tout cela n'atteint pas l'œuvre dans son ensemble. Les faits que nous venons de citer sont exceptionnels. Nous en avons relevé quelques-uns, dans le cours de plusieurs années, au milieu d'un nombre très considérable de guérisons. On nous oblige à nous prononcer d'une façon hâtive, et avec des éléments d'information incomplets. L'opinion impatiente nous presse; de là, des erreurs de détail qui ne peuvent guère se produire que dans les grands pèlerinages et sous la plume de médecins qui ne connaissent pas les malades.
Mais si vous demandez à un de nos confrères de se prononcer sur un malade qui, depuis des mois ou des années, est sous sa direction, dont il connaît le tempérament et tous les antécédents, vous aurez des renseignements sûrs, et qui pourront défier toute controverse. Le médecin n'arrive pas avec son seul témoignage : il parle devant tous les témoins du fait, et sa parole est contrôlée par tous les médecins appelés avec lui.
Là, tous les rapprochements théoriques, hypnotisme et suggestion, ne sont pas de mise. Il faut discuter pied à pied avec des hommes compétents, et, sur
ces bases, l'histoire des guérisons de Lourdes est inattaquable.
Les adversaires du surnaturel et du miracle s'attachent à prouver que ces guérisons ont été mal interprétées, et qu'elles ne sont pas en opposition avec les lois naturelles. Ils choisissent pour cela quelques exemples qui paraissent venir à l'appui de leur démonstration, et les présentent sous un jour favorable à leur thèse.
Mais cette façon de raisonner n'est pas concluante.
Il ne s'agit pas de prouver, en effet, que quelques observations, relevées dans le groupe si nombreux des guérisons de Lourdes, peuvent s'accommoder d'une explication scientifique. — Nous sommes tous d'accord là-dessus.
Il s'agit d'établir si, parmi ces guérisons, il en est un certain nombre, cent, vingt ou dix, peu importe, si même il en est une seule, qui présente des preuves irrécusables d'une action surnaturelle. Il s'agit de savoir si nous pouvons arriver à la démonstration scientifique du miracle. Ce n'est pas une question de nombre, mais une question de principe. — On pourra relever contre nous toutes les erreurs d'observations que l'on voudra ; nous ne serons pas atteints, si, par un seul exemple clair, précis, indiscutable, nous montrons que toutes les lois physiologiques admises sont renversées, et que les résultats obtenus sont absolument en dehors de la portée des forces physiques, telles que nous les connaissons.
L'histoire de Lourdes n'est pas une pieuse légende, et, pour la mettre à néant, il ne suffit pas de démontrer que quelques faits ont été mal interprétés. C'est une étude qui renferme de graves enseignements, et qui s'impose aux méditations de tous les hommes sincères.
Le corps médical s'est engagé plus complètement qu'on ne le croit dans ce grand débat : il y a dans ces enquêtes des garanties scientifiques, qu'on ne peut méconnaître, et qu'il importe de bien mettre en lumière. C'est ce que nous nous proposons de faire, dans le cours de ce travail.