INDÉCISIONS DE LOUVOIS
ces Psaumes de David, tant aimés des protestants, que chantaient le forçat à la chaîne, le galérien sur sa rame, le fugitif dans les haltes de sa fuite. Dans ce peuple, c'est la liberté qui se relève, quand déjà l'astre du despote incline à son couchant.
iO LOUVOIS ET LES PROTESTANTS.
PoitoK. — Michel de Marillac. — Il veut relever le lustre de sa famille. — Frayeur des protestants. —Démolition du temple d'Exoudun. — Marillac convertit à six livres par tête et invente la dragonnade. — Journal de Jean Migaidt. — Lonyois félicite Marillac. — Marillac s'enhardit. — Valeur du témoignage d'Elie Benoît. — Un religionnaire pendu; d'autres jetés au feu. — Un gentilhomme qui déplaît. — Sa lettre dans les Derniers efforts de Vinnocence affligée, de Jurieu. — Un délégué de Marillac. — Louvois reprend Marillac. — Un vieillard maltraité. — Faits et gestes des dragons. — Comment le gouverneur Vieville entend le mot violence. — Marillac repris de nouveau par Louvois, et révoqué. — Lamoignon de Bâville le remplace. — Quarante mille nouveaux convertis en Poitou. — Bàville fait le procès aux temples. — Louvois s'étonne du nombre des conversions. — Arrivée de Foucault. — Etat des réformés. — Foucault harangue les gentilshommes protestants. — Louvois le modère. — Clause de l'édit révocatoire dont Foucault se plaint. — L'émigration. — Les pasteurs reviennent de l'exil. — Mission de Fénelon dans le Poitou, racontée par lui-même. — Protestants traînés sur la claie. — Constance des femmes protestantes.' — Foucault dit son fait à, Louvois... dans &ei Mérnoires.' — Assemblées dans le Poitou surprises par Foucault.
Les premières rigueurs de la politique nouvelle adoptée contre les religionnaires dans les conseils du gouvernement se font sentir dans le Poiton. De là, rétincelle saute dans le Béarn, embrase le Languedoc, les Cévennes, le Yivarais et le Dauphiné ; la dragonnade remonte ensuite ^ ers