IL FAUT ATTAQUER LES CŒURS
sance séculière ; mais cela ne produira que des sacrilèges; il faut attaquer les cœurs; cest là où la religion réside et on ne peut l établir solidement sans les gagner, w
On ne saurait mieux dire, mais le mal était fait, et il était bien tard pour prononcer de si sages paroles!
Danphiné. — Une page du Mercure galant. — L'évêque Daniel de Cosnac; son zèle pour la démolition des temples, d'après ses Mémoires. — Son voyage à Paris, en 1685. — Deux temples le gênent; l'archevêque de Paris et Letellier l'en débarrassent. — Discours de Cosnac à l'assemblée de 1685, chef-d'œuvre de platitude. — Les exploits de Saint-Ruth racontés par Cosnac. — Saint-Ruth condamne à mort deux mille protestants; l'évêque leur donne sa bénédiction, et il en sauve une partie. — Deux ministres condamnés à Tournon ; Cosnac s'y rend en toute hâte. — L'un des ministres abjure. — Pineton de Chambrun à Valence; il abjure entre les mains de Cosnac.
— Fausse allégation de l'évêque touchant le pasteur d'Orange.
— Ordres de Louvois touchant les gentilshommes réformés de Grenoble. — Protestants de Crest et de Bourdeaux pendus à Valence. — Blanche Gamond à l'hôpital de Valence ; ses souffrances.— Belles réponses qu'elle fait. — Les dragons à Gap et à Embrun; ordre de Louvois aux protestants de Pignerol. — Le marquis de Boufflers à Grenoble. — Pertes subies par la province du Dauphiné.
a Le zèle qu'il a (Louis XÎV) pour faire reconnaître la vraie religion dans toute la France, lui donnant un juste discernement pour le choix des prélats capables de la soutenir, fit tomber le sien sur messire Daniel de Cosnac, à présent évêque de Valence et comte de Die. Sa maison est fort illustre et a donné des cardinaux à TEglise. Pour