‹ Lucien SimonChapitre 2 sur 4 · LE CABARET · texte numérisé non relu

LE CABARET

Alfred Bouchinet, -Maurice Denier se rencontraient avec René Prinet et Edouard Michelin dont la grande intelligence a pris depuis d'autres voies. |

On discute à perte de vue : Flaubert vient de mourir, mais Zola et Maupassant sont en pleme renommée, et l'influence du naturalisme s’excerce sur tous les milieux. Les succès de salon vont à Cazin, à Bastien-Lepage qui n’a plus que quelques mois à vivre, à Roll, à tous

ceux enfin qui, après une jeunesse influencée par le réalisme de Courbet et les premiers impressionnistes, préconisent l'obser- -vation du milieu, l'étude du plein air et des aspects fugitifs et véridiques.

Ce souffle de vérité et de conscience animait les habitués de l'impasse du Maine ; une grande loyauté un'ssait ces jeunes gens laborieux. [ls échangeaient entre eux des avis francs qui nallaient pas sans quelque rudesse. Par exemple, ils se défaient de la phraséologie.

Telle fut cette génération à l'idéal précis, aux scrupules un peu timides, respectueuse des devanciers, admiratrice des maîtrés, mais fortement ancrée dans ses opinions. Quant à Simon, sil cherche un instant sa voie, ce nest que pour travailler davantage, et librement, à l'écart de toute influence scolaire.

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