‹ Lucien SpalmaChapitre 11 sur 33 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

douleur et de passion ! En ce moment, une admiration enthousiaste pour la généreuse amie de Churchill lui faisait oublier la distance qui pouvait le séparer de Stella , et il rélevait jusqu'à lui par la noblesse de ses sympathies.

Mais tous deux gardaient le silence. La jeune femme semblait encore accablée des efforts qu'elle avait dû faire , pour rassembler tant de souvenirs pénibles, et ses yeux humides de larmes restaient baissés vers la terre. Lucien avait saisi la main de Stella, et la pressait dans les siennes, comme s'il eût voulu par cette caresse muette , exprimer la pensée consolatrice que des paroles auraient souillée. Lorsque l'esprit s'est élevé dans une certaine région , ne semble-t-il pas que le bruit du langage humain soit une profanation; et n'a-t-on pas horreur du mot importun qui vient détruire le charme religieux du «knce et troubler le recueillement de l'àme? Voyez au contraire comme tous les sentimens s'i^urent et s'ennoblissent dans la communion tacite de deux corara que le plainr ou l» douleur font vibrer à l'unisson. On dirait que la

LA DSX4im IR 9iPAIATI01f. 281

peoflée, «titralnëe par je idq Mii9 quel élan mystique , va sa dégi^r de ses liens terrestres. Mais qu'un seul mot se fasse entendre , et elle retombera meurtrie par la brusque secousse des chaînes du langage.

Ainsi Lueien était là, penché sur cette main qu'il pressait doucement. En quelques secondes, combien de consolations n'avait-il pas échangé avec les plaintes touchantes de Stella! Comme il la vengeait noblement de la société humaine; comme il lui demandait éloquem* ment pardon de tous les maux qu'elle avait Mufferts ! Mais hélaé i ni lui , ni celle dont il séchait les larmes ne pouvaient rêver un avenir meilleur. Lucien partageait les chagrins de Stella , mais il n'avait pas d'espérance à lui donner.

En ce moment un léger bruit à la porte les rappela tous deux à la vie matérielle et positive , que leur extase de quelques secondes leur avait fait oublier si complètement. Stella «e leva, et, la première, rompit le silence.

— Adieu , monsieur, dit^elle i je vous dois encore plus que vous ne pensez ; je croyais mon Ame fermée pour jamais aux plus doux

2S2 uVftB noxitai.

sentimens : mai» voqs m*ayez rendu celui de la reconnaissance , vous êtes deux fois mon bienfaiteur.

Et elle partit, laissant Lucien dans un trouble dont il avait peine à se rendre compte.

Resté seul , un mouvement de jalousie se glissa dans son àme. 11 comparait ce dévouement de tous les instans , cette abnégation, ce sacrifice continuel de Stella, avec la générosité S) vantée d'Amélie de Nangis ; et il se demandait pourquoi la femme qu'il avait aimée ne s'était pas rencontrée comme Stella , dévouée et sublime. Oui, il enviait le sort de Churchill , qui du moins avait trouvé dans Tamour d'une femme un asile contre la haine de la société : tandis que lui , Lucien , demeurait isolé au milieu d'un monde bienveillant. Envain il s'efforçait de repousser cet étrange rapprochement entre sa femme et la maîtresse de Churchill. Celle-ci lui apparaissait toujours belle et noble, jusque dans son avilissement, toujours fidèle, toujours aimante, jusque dans ses faiblesses , et par ses faiblesses mêmes. Et Amélie qu'il avait tant aimée , AméUe le trahissait. Quelle excuse avait-elle, quel motif

LA DSMAlIlil 19 StrABATION. 283

et quel but? Am yeux du monde , elle n'était guère moins coupable , aux yeux de la raison, elle seule devait l'être.

Ainsi , dans sa pensée , Amélie avait méiîté toute la dégradation que Stella subissait. S'il la ménageait encore , c'était par apathie , par la crainte d'un éclat : Lucien avait pour sa femme plus de mépris encore que de colère* Il se fût vengé , sans doute ; mais il voulait une victime digne de lui. Dans l'impossibilité de trouver le complice , il avait su se conte-* nir, ou plutôt, la paresse aidant, il s'était endormi dans une indifférence maladive; il n'ignorait pas qu'Amélie le détestait cordialement, cependant il eût fallu autre chose pour l'émouvoir. Sans doute il regrettait ses rêves de bonheur, mais la certitude d'être haï ne pouvait rien ajouter à la peine qu'il ressentait de n'être pas aimé , ni rien changer à sa manière de souffrir.

Par malheur, il était écrit que son horreur pour les scènes domestiques demeurerait sans résultat. Si dans son amour pour la paix , ou peut^tre dans son mépris d'homme supérieur pour les mesquines tracasseries de ménage , il

2M UTEB DKDXiiHIa

s'étail alMtenu de portor les premiers coup», Ja guerre n'en était pasjnoins déclarée entre sa femme et lui : tout ce qu*il gagna à rester sufrla défensive , ce fîit d'être attaqué.

En effet , l'entrevue que nous venons de rapporter fut suivie de plusieurs autres visites de Stella. Amélie qui n'attendait qu'un prétexte pour faire éclater sa haine, les vit avec plaisir : et enfin, lorsqu'elle crut que le temps était venu de lever le masque , elle se rendit chez son mari, auquel elle demanda gravement une audience.

Ce jour-là , Amélie s'était parée pl«s éléganunent encore que d'habitude. Uae coquetterie que je ne me charge pa$ d'expliquer, lui avait fait choisir ceux de ses ajustemens qui plaisaient le mieux à Lucien aux temps de leurs premières amours. On eût dit qu'avant d'engager le combat, elle n'avait pas négligé le soin de ses armes; et que, décidée à rompre ^ avec son mari , elle voulait de lui un damier regret. Aussi laissa-t-elle à Lucien le temps d'être impressionné par sa vue; mais en ha-

286n UTRK BBDXIÈHB.

bile politique , elle ne perdit pas un instant pour profiter de ravantage qu'elle croyait obtenir par surprise .

Quant au mari , son insouciance seule l'aurait empêché de rompre le silence : mais d'ailleurs un instinct qui pouvait suppléer aux combinaisons de sa femme , lui défendait de paraître étonné. S'il le fut, Amélie n'eut pas à s'en applaudir, car il ne le laissa pas apercevoir. Cependant celle-ci, avec cette vieille tactique qui consiste à considérer comme gagné l'avantage que l'on veut obtenir, supposa que sa veque solennelle avait vivement ému son mari,

— Vous paraissez surpris de ma visite, ditelle , et je ne sais moi-même comment j'ai eu le courage de vous la faire. J'ai long-temps reculé devant la pénible nécessité où vous m'avez réduite; mais enfin, je dois parler; et peut-être me saurez-vous gré, monsieur, de n'avoir pas employé des tiers , pour vous faire entendre les tristes vérités que j'ai à vous dire.

Elle s'arrêta , comme pour juger de l'effet qu'avait produit son préambule. Mais Lucien paraissait fort calme; il la pria poliment de

LA DSMAirDB BH SlPABAnOlf. 287

continuer, ce qu'elle' fit avec un léger accent de dépit.

— Ne vous étonnez pas, monsieur, du sangfroid avec lequel je vous parle. Il y a un an , j'aurais eu peut-être de l'indignation pour votre conduite, mais depuis quer j'ai appris à vous connaître , je ne dois point me laisser aller à la colère.

Lucien resta impassible, et demanda seulement à sa femme , d'un tofi dédaigneux , où elle voulait en venir.

— A une séparation complète , réponditelle : nous n'aurions jamais dû vivre ensemble , et je suis assez punie de m'étre abaissée jusqu'à vous. Aujourd'hui je veux reprendre ma liberté , et c'est à la justice que je la de-!manderai.

— Un éclat, madame ! et c'est vous qui vouliez le provoquer ! J'avoue que je ne m'y attendais pas. Voyons , pendant que vous êtes de sang-froid, permettez-moi d'en profiter pour vous demander l'explication de cette\ comédie.

— Je ne conçois guère la raillerie en matière si sérieuse, monsieur. Je suis venue loya-

289 UVEB DSDXlkHB.

iement voua «vertir de œa résolutiim, vmià tout.

— Il serait peut-être charitable de me faire part des motifs que vous avez eus pour la prendre.

— Vous le voulez ? votre conscience ne vous l'a pas dit cent fois ? £h bien, monsieur, écoutez-moi, et rougissez de honte.

^ Vous aves oublié , à ce qu'il me semble, tout ce que j'ai fait pour vous. Lorsque» par pitié pour une passion insensée, je consentis à un mariage que je maudis aujourd'hui , les avertissemens ne m'ont pas manqué, mais entraînée par je ne sais quel vertige , je les ai malheureusement négligés. Tous le savez»

monsieur, afin d'être à vous j'ai bravé lespro* pos el les convenances du monde, et 1^ sages remonU*ances de ma famille; je me «uis livrée au ridicule, et j'ai quitté un beau nom pour porter le vôtre. Gomment m'avez-vous tenu compte de tous mes sacrifices? Je vous ai appelé, vous obscur et ignoré, au premier rang de la société ; il vous manquait des honneurs et de la fortune : je vous ai donné la fortune, et les moyens de parvenir aux honneurs. Corn-

LA DBHARBB EU StFAI&TION. 289

ment m'aveE-vous tenu compte de mes bienfaits? Ah ! je suis cnieilemeiit punie d'un moment d'erreur.

— Il parait, dit Lucien, que nou9 en sommes aux diatribes contre le mariage d'inclination.

— Non, monsieur; je n'aurais pas songé à vous reprocher mes bienfaits, à vous rap^ peler mes sacrifices, si je n'avais encore de plus graves sujets de plaintes , des plaintes qui fer<xnt retentir les tribunaux , car j'ai be« s<Mnde vengeance;

— La vengeance ! cria Lucien : c'est vous qui avez prononcé ce mot ! la vengeance ! c'est TOUS qui l'invoquez !

Sa v<Hx était étrangement émue : ses yeux brillaient d'un feu extraordinaire , et ce seul mot de vengeance avait secoué si brusque^ ment l'apathie où il cherchait à se maintenir, qu'Amélie en fut effrayée. Elle voulait bien que son mari fût colère , mais il y avait dans l'expression de sa physionomie moins d'empwtement que d'indignation.

Elle hésitait à continuer ; cependant , après un instant de silence, elle reprit courage.

— Oui , monsieur, dit-elle, la vengeance»

200 LITRÏ DtDXIÈVK.

car rÎDSulte est publique , il tant que la réparation le soit aussi. Je sais que la justice humaine ne peut avoir égard à ma douleur de tous les jours , au supplice affreux de vivre avec un homme qui me hait, de le voir à chaque instant , et de porter son nom. Sans doute votre loi n'a pas voulu prévoir le cas oii une malheureuse femme unie par un fatal caprice à FKomme qui lui convenait le moins, serait réduite à souhaiter la mort de son mari, ou à attendre la sienne avec désespoir ; mais grâce à vous , monsieur, j'aurai du moins un prétexte pour demander vengeance de mes souffrances réelles. Vous avez reçu ici votre maîtresse, vous l'avez reçue publiquement. Eh bien ! votre loi si oublieuse a daigné prendre souci d'un pareil outrage, et les tribunaux en feront justice.

— Je ne sais, madame, répondît Lucien, si je dois chercher à repousser une telle accusation.

— Eh! que m'importe, à moi, votre justification, croyez-vous que je vous demande encore un reste de fidélité, je suis au-dessus de vos dédains, monsieur; et je ne vous aurais

LA DSMAlfftE BR StFAKATIO!!. 291

pas rappelé votre honteuse faiblesse, si elle ne me donnait les moyens de punir votre crime de tous les jours, celui d'être mon époux.

Elle se levait pour se retirer, lorsque Lucien, la prenant par le bras avec violence, la força de rester dans le fauteuil qu'elle occupait.

— Vous m'écouterez aussi, dit>il, car je ne me laisserai pas effrayer par tant d'audace. Vous, plaider en séparation ! vous, me dénoncer aux tribunaux ! eh bien ! voyez cet écrit, et commencez par vous défendre vous-même! n'est-ce pas à vous qu'un infâme complice a adressé ce billet? N'est-ce pas Vous qui me trahissiez, le jour même oiî un sot usage vous dictait de perfides souhaits? Voyons, madame, répondez !

Amélie était confondue : elle voyait là ,entre les mains de èon mari, le billet que lui avait envoyé Oscar dans un bouquet de fleurs, et qu'elle savait égaré, mais non pas au pouvoir de Lucien. Sa terreur fut si grande qu'elle ne pensa pas même, au premier instant,, à la ressource si naturelle dé nier l'authenticité du

W2 UYtOL DIDXitel.

bilkt. Ei pourtant, rien de si fa^e, ear il n'était pas. de récriture d'Osoar.

• Lncieol continua avec véhémence.

— Vous le voyez, madame, la justice humaine n'a rien entre nous dont elle puisse conDattre. Car il me faudrait jouer le r6le d'accusateur, et je ne veux pas y descendre; ainsi ne comptez pas sur moi pour servir votre passion de scandale. Quant à la vengeance, c'est autre chose.

Et il se rapprocha d'Amélie effrayée»

•-— Comme vous, dit-il , j'appelle la vengeance : il me faut aussi une victime; mais rassurez-vous, ce n'est pas Amélie de Naagis ^e je dois punir. Elle vivra encore , entourée de l'estime du monde, elle cachera long-temps encore ses honteuses amours, et son mari ne lui permettra pas de renoncer tout-à-coup à sa réputation par un éclat scandaleux. Non, madame, vous n'oserez pas dévoiler maintenant les tristes secrets de notre vie do^jugale, et en vous prévenant qu'un procès ne saurait tourner qu'à votre honte, je vous prouve assez formellement, je crois, combien je suis éloigné de nourrir contre vous des idées de vengeance.

LA DEnuinc m sÉfâiATion. &93

Mais cependant vous ne voudriez pas i|ue ma pHié injurieuse allât jusqu'à foronser un commerce coupable. Votre amant périra ; il périra de ma main : car je sais , au besoin , reprendre mon vieil habit dé passions et de préjugés , et je veux, comme un autre , laver mon bonneur dans le sang* Qu'en dites^vous? Me voyez-vous, moi, Lucien Spalma , croiser le fer avec quelque pauvre jeune homme bien candide, avec quelque fat bien insignifiant, pour le punir d'avoir été joué par vous, oâ de vous avoir jouée. Et quand votre mari sera devenu un meurtrier, madame, vous croirez, n'est-ce pas , qu'il a trouvé sa victime, et qu'il ne songe plus à se venger ?

— Monsieur , dit Amélie en reprenant ses esprits, faites-moi grâce de vos indignes ca* lomnieê. Je ne sais ce que veut dire ce billet. Nous verrons si plus tard vous saurez vous jnstîlier autrement que par une accusation aussi dénuée de |Hrenves. Je dédaigne égale^ ment vos insultes et vos menaces. Laitoej:^moi sortir.

^— Non, vous ne sortirez pas que vous n'ayiez tout entendu.

294 UYii mcxiàst.

Si je vous ai bien comprise , vous n'attendiez qu'un prétexte pour me punir d'être votre époux? Peut-être croyez-voûs l'avoir trouvé : mais ce que je viens de vous dire vous empêchera, j'en suis certain , d'en couvrir votre haine pour moi. Encore une fois vous craindrez d'appeler une attention trop sévère sur wtre conduite ^ et cette vengeance, qu'il vous faut comme à moi , vous devrez la chercher ailleurs.

.Réfléchissez maintenant, ne suis -je pas puni de ce que vous appelez mon. crime par mon crime même? N*ai-je pas maudit comme vous cette fatalité qui enchaîne ma destinée à la vêtre , et ne me suis-je pas demandé cent fois pourquoi le sort m'avait jeté sur votre chemin?

. Soyez satisfaite , madame Amélie de Nangis, mes souffrances ont bien expié les vôtres. -Sans doute, votre orgueil a dû gémir lorsqu'un homme obscur vous a donné son nom : et pourtant , il y eut un jour où vous paraissiez fier de ce sacrifice. Vous avez pu voir avec peine mon peu d'ambition : et pourtant, une fois au moins, vous avez rêvé pour nous deux

LA DlMAIfDE EN StVABATIOIl. . 295

un avenir d'amour et de tranquillifé. De quoi vous plàignez-Tous aujourd'hui ? Je vous fais h«nte, n'est-ce pas? Vous regrettez de n'avoir pas choisi quelque noble intrigant , et d'avoir cëdé à l'amour d'un homme simple. Il n'y a pas de dandy si suffisant et si nul, qui ne vous paraisse maintenant supérieur à Lucien Spal-^ ma, votre mari. Soit, mais jusqu'à présent votre vanité seute est blessée. Comparez mon sort au vètre.

Chez moi, ce n'est pas la vanité qui souffre : je n'en ai plus depuis long-temps. Mais il me restait encore ce fatal besoin d'être aimé, d'è* trê compris, qui est la source de si vives douleurs. Lorsque j'ai reconnu que mon amour vous lassait, que ma présence vous était importune, que je vous gênais, enfin, j'ai cherché à détruire en moi-même cette dernière et terrible £giculté de souffrir, je ne l'ai pas pu. Jugez donc^ madame, de tous les maux que j'ai supportés depuis le jour où votre àme a cessé de répondre à la mienne. Cherchez dans votre mémoire la plus poignante de vos douleurs, et songez qu'elle n'est rien auprès de ce désespoir continu, de ce dégoût incessant qui

wdt de rUôlement où vous m^aTez laissé; Dès lors, je devins à diarge^ moi-même, et voyant que TOUS ne fisîsief rien pour me tirer de au» abattement, j'ai dû m'abandonner au courant de la vie; iadîBerent par excès de souffirance, fiitigué faute de but. Voilà mon existence, nudame : voilà ces InenMts que vous me reproâiez*

Peutnétre jusque-là ne pnisrje accuser que moi. Pourquoi, en effet, me suis-je laisse tromper comme un enfant, à de mensongères apparences? Pourquoi vous ai-je cru forte et aimante, lorsque vous cédiez, par. isstinct, à Tégoïsme et au pouvoir* des sens? C'est-là ma faute, j'en conviens, moa crime à vous le voulez; et j'en suis assez puni. Mais vous, madame , n^avez-VQus rien fait pour le malhevr commun? N'est-ce pas vous, vous seule, qui avez violé Les lois du monde, et u'ai^je pas le droit de le prendre à témoin de votre boute et de mes dimleurs*

£b bien ! ce n!était pas encore assez» Il a faUa que votre $»idaee s'âevàt jusqu'à l'impudeur : je dévorais mes ebagrins &k silence, et vous u'avez pas craint de venir me provo-

I^ DIMAHDS Klf SllKkRA'ilOll. « 297

quer dans ma retraite. 0 honte ! c'est vous qui ayez demandé une*, punition pour l'adultère! Qui donc espériez-vous tromper par ce grossier manège? Vous pensiez peut-être que le 8oiti de ma défense m'empécli^rait de distinguer le coupable, et vous vouliez prendre le r61e d'accusatrice, de peur de jouer celui d'accusée. Mais vous le comprenez maintenant, un procès est impossible, parce que je ne veux pas qu'il ait lieu. Moi seul je suffirai à la punition du coupable : à commencer par luif à finir par vous.

Et Lucien se retira laissant sa femme accablée de cette colère méprisante, et de cette juste indignation.

m BU PBBUBB VOLVMB.

TABLE THES CfiAPITRES

DV

PREMIER TOLUIE.

Pages.

Un Bal constitutionnel ^>

Un Homme actif au XIX« siècle 43

Incien SfMilma *^ . . . . 65

Une Fleur symbolique 93

Bon Juan 109

Le boudoir d*une Coquette 119

L'Ami d'Enfance 141

L'Église 157

300 TABU.

LI¥RB DBVUAmB.

Un an de Mariage

Churcjmi 185

Fkvsaentimens 199

Paysage 927

L^Anniversaire 241

Un dévouement de Femme 259

La demande en Séparation 279

FIN

Page 1