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que l'honneur de sa femme le touchait à ce point? C'est un piège qu*il nous a tendu, un véritable guet-apens ! N*est-ce pas, messieurs, que vous savez cela aussi bien que moi? N'est* ce pas que tout le monde en parle? Mais ditesle-lui donc, ne me laissez pas dans un tel embarras.
Nul ne répondait, tant la parole de Lucien avait glacé tous les cœurs , tant sa colère inspirait d'efiroi. Chacun au contraire s'efforçait d'esquiver Duterme, et plusieurs déjà s'apprêtaient à quitter le salon, n'espérant pas de plaisir pour la soirée, et n'attendant plus d'incident curieux , lorsque toutrà'<H>up on entendit sonner.
— C'est madame! dirent les uns.
— Gare l'orage ! dirent les autres.
— C'est peut-être un convive retardataire, firent observer quelques-uns.
Cette dernière supposition était la moins vraisemblable.
La porte ouverte, un personnage, qu'on était loin d'attendre , s'avança au milieu de tous d'un air calme et tranquille : c'était Oscar de Savigny.
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A cette vue, un ammiiired'anjûëté circula parmi tou» les «ssisUns; tous demeurèfent l'œil baissé, Faltitude immobile, n'osant se eommaniquer leurs réflexions, mais prévoyant à part eux une scène étrange. Leur attente fut trompée.
Lorsque Lucien marcha vers Oscar, on s'attendait à quelque édat de voix, à quelque apostrophe véhémente. Duterme se cacha la tète dans ses mains.
-— Oscar, dit Lucien à voix basse, j'ai à te parler. Peux-tu venir demain matin diez mi?
— Il j&iut, moi, que je te parle ce soir, à l'instant, répondit Oscar.
— La chose est donc bien importante? demanda Lucien. £s*tu venu exprès pour cela?
— Exprès ; il y va de ton honneur.
— Dis-tu vrai ?
*<-* Ta 0e»mme te trompe; tu le sais! murmura Oscar d'une voix altérée.
— Je le sais.
— Hais moi j'ai aj^is quel était le coupa- Ue. le puis te fournir l'ocoasion de te venger.
— Parle alors.