‹ Lucon et PalaouanChapitre 19 sur 27 · MÉNAGERIE =—— VOYAGE À MINDANAO ET A SOULOU L'ÎLE DE BALABAC · texte numérisé non relu

MÉNAGERIE =—— VOYAGE À MINDANAO ET A SOULOU L'ÎLE DE BALABAC

Une fois réinstallé, je repris mes chasses et lançai mes hommes de tous côtés. Mariano me rapporta un jour un sanglier différant dans ses formes, surtout par la tête, de ceux que j'avais vus jusqu’à ce jour dans les autres iles de l'archipel. C’est sinon une espèce, tout au moins une variété nouvelle.

Quelques jours après mon retour, un Indien m'’apporla dans un sac un animal vivant, qu'il jeta sur le plancher. A . première vue, on ne distinguait qu'une boule recouverte d’écailles, ce qui fit dire à mon cuisinier : « Le drôle de poisson ! » C'était un pangolin, que je cherchais en vain depuis longtemps. Les pangolins, qui offrent une physionomie si caractéristique, grâce aux écailles imbriquées qui recouvrent leur corps, leur queue et la face externe de leurs membres, constituent, dans l’ordre des Édentés, une petite famille, qui compte des représentants en Afrique et en Asie. Le Philodatus indicus, espèce à laquelle appartient le specimen en question, n'avait pas encore été signalé dans cette région et n'était connu que dans l’Asie continentale.

Cet animal ne sort presque jamais de jour; il reste renfermé dans sa tanière en attendant la nuit, pour se mettre en chasse ; il se nourrit de fourmis; pourvu d’une langue cylindrique, très longue et épaisse, toujours enduite d’une

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