SCÈNE PREMIÈRE
LA UEINE, >pli'ndidenient vêtue, roucliée <ui' ini lit de repos;
FABLVNO FABIAM, assis sur un jiliant à côté. Magnifique costume.
La jarretière.
FABLVM, une guitare à la main, clianlanl.
Quand lu doi's, ciiliuo ri jiut'o.
Dans l'ombre, sous mes veux, Ton lialeinf niunnuro Des mots liainionieux.
Ton boau corps st- r(''V('l(' Sans voile el sans atours... —
Dormez, ma belle,
Dormez toujours I
Quand tu me dis : je t'aime 1
0 ma beauté 1 je croi...
.le crois que le ciel même
S'ouvre au-dessus de moi !
Ton regard étincelle
Du beau l'eu des amours... —
Aiiuez, ma bellr,
.\imez toujours 1
Vois-tu? toute la \ie Tient dans ces quatre mots, Tous les biens qu'on envie, Tous les biens sans les maux.
Tout ce qui peut séduire.
Tout ce (jui peut charmer : —
Chanter et rire,
Dormir, aimer!
iii iK)sc la guitare à terre.. Oh 1 je VOUS aiuie plus que je lie peux dire, madame! mais ce Simon Renard! ce Simon Renard, plus puissant que vous-même ici, je le hais!
Vous savez bien que je n'y puis rien, mylord. 11 est ici le légat du prince d'Espagne, mon futur mari.
Votre futur mari 1