‹ Lucrèce BorgiaChapitre 110 sur 227 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LA UEINE, >pli'ndidenient vêtue, roucliée <ui' ini lit de repos;

FABLVNO FABIAM, assis sur un jiliant à côté. Magnifique costume.

La jarretière.

FABLVM, une guitare à la main, clianlanl.

Quand lu doi's, ciiliuo ri jiut'o.

Dans l'ombre, sous mes veux, Ton lialeinf niunnuro Des mots liainionieux.

Ton boau corps st- r(''V('l(' Sans voile el sans atours... —

Dormez, ma belle,

Dormez toujours I

Quand tu me dis : je t'aime 1

0 ma beauté 1 je croi...

.le crois que le ciel même

S'ouvre au-dessus de moi !

Ton regard étincelle

Du beau l'eu des amours... —

Aiiuez, ma bellr,

.\imez toujours 1

Vois-tu? toute la \ie Tient dans ces quatre mots, Tous les biens qu'on envie, Tous les biens sans les maux.

Tout ce qui peut séduire.

Tout ce (jui peut charmer : —

Chanter et rire,

Dormir, aimer!

iii iK)sc la guitare à terre.. Oh 1 je VOUS aiuie plus que je lie peux dire, madame! mais ce Simon Renard! ce Simon Renard, plus puissant que vous-même ici, je le hais!

Vous savez bien que je n'y puis rien, mylord. 11 est ici le légat du prince d'Espagne, mon futur mari.

Votre futur mari 1

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