‹ Lucrèce BorgiaChapitre 183 sur 227 · C.VT.VUI^.V · texte numérisé non relu

C.VT.VUI^.V

Nous sommes perdus! Il y a un piège, et nous y sommes

pris. (Elle va au balcon et i-eyanlo.) — Ail 1 DicU ! UODOI.F0

Quoi?

CATAKl-NA

Éteins ce ilambeau. Vite!

l'.ObOLl'O, ilL'iyiiuul le llumbcau.

Qu"as-tu?

CATARLNA

La galerie qui donne sur le pont Molino...

JULUNLE H. — Lt Cr.KMFlX. ^'M

RODOLFO

Eh bi.'n?

CAT.VRIN.V

.le viens d'y voir paraître et disparaître une lumière.

UOUOLKJ

Misérable insensé que je suis! Catarina, la cause de ta perte, c'est moi!

CATVRIN.V

iîodolt'o, je serais venue à toi comme lu es venu à moi.

(l'rèlanl r.ireille à la petite iiorte du l'ond.i SilêUCe ! EcOUtOUS. —

Je crois entendre du bruit dans le corridor. Oui, on ouvre une porte, on marche! — Par où es-tu entré?

KODOLFO

Par une porte masquée, là, que ce démon a refermée.

CM.VUl.N.V

Que faire?

HollOI.K»

Cette porte?...

CMMU.NV

Donne chez mon mari !

l'.ODOLKO

La fenêtre?...

Un abîme!

Cette porle-ti?

C'est mon oratoire, où il n'y a pas d'issue. Aucun moyen

de fuir. C est égal, entres-y. itlle ouvre l'oratoire, liodoUo s'y |iréci- |)ite. Elle referme la porte. Restée seule.) — Femions-la à double tour. (Elle prend la clef quelle Mclic (laiis sa poitrine.^ — Qui sait Ce

qui va arriver? Il voudrait peut-être me porter secours. Il

'm ANGELO.

sorlirail, il se perdrait. lElle va ;i la i-ciiie iiorii' du foiui.i — - Je n'entends plus rien. Si! on marehe. On s'arrête. Pour écouter sans doute. Ah! mon Dieu! feignons toujours de

dormir. lEllc quitle sa robe de surtout et se jette sur le lit.) — Ah ! mOU

Dieu! je tremhle. On met une clef dans la serrure. Oh! je

ne veux pas voir ce qui va entrer! ii:ile ferme les rideaux du lit. La lioric s'ouvre. I

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