‹ Lucrèce BorgiaChapitre 188 sur 227 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

(ATAlil.NA, LA TISBE, AiNGELO ;

A.NijtLO, sans voir la Ti>bc, qui est restée prc> du buicon.

(Ju'e?l-ce que cela signifie, madame? Il me semble que je ~ viens d'entendre du bruit chez vous.

CATAni.XA

Monsieur...

A-NGELO

Comment se fait-il que vous ne soyez pas couchée à cette heure?

CATARI.NA

C'est que...

A>GEI,0

Mon Dieu, vous êtes toute tremblante. 11 y a quelqu'un chez vous, madame!

LA TISBE, s'aviuiçaiU liu IoirI du lliùàlru.

Oui, monseigneur. Moi.

A.\GELO

Vous, Tisbe!

LA TISBE

Oui, moi.

A.NGELO

Vous ici! au milieu de la nuit! Comment se fait-il que vous soyez ici, que vous y soyez à cette heure, et que madame...

LA TISBE

Soit toute tremblante? Je vais vous dire cela, monseigneur. Ecoutez-moi. La chose en vaut la peine.

CAÏAUI.NA, à part.

Allons! c'est lini.

Voici, en deu.v mots. Vous deviez être assas!?iné demain matin.

AXGELO

Moi!

508 ANGEl.iK

LA TISBE

Kn vous runtlant de votre palais au mien. Vous savez qur le matin vous sortez ordinairement seul. J'i'U ai reçu l'avis cette nuit même, et je suis venue en toute liàte avertir madame quelle eût à vous empêcher de sortir demain. Voilà pourquoi je suis iei, pourquoi j'y suis au milieu de la nuit, et pourquoi madame est toute tremblante.

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