‹ Lucrèce BorgiaChapitre 206 sur 227 · C\TAR1>.V · texte numérisé non relu

C\TAR1>.V

Je sais bien ; mais dans le palais ?

r.ODOLFO

Ah! voilà précisément une des choses qui m'inquiètent. Je suis entré aisément, mais je ne sortirai pas de même.

CATARLNA

Comment ?

RODOLFO

Le capitaine-grand m'a prévenu à la porte du palais que personne n'en sortirait avant la nuit.

Personne avant la nuit! (A part.) — Pas d'évasion possible 1 Oh! Dieu!

UODOLFO

Il y a des sbires en travers de tous les passages. Le palais est gardé comme une prison. J'ai réussi à me glisser dans la grande galerie, et je suis venu. Vraiment, tu me jures qu'il ne se passe rien ici?

Non. Rien, llien, sois tranquille, mon Rodolfo. Tout est comme à l'ordinaire ici. Regarde. Tu vois bien qu'il n'y a

JOURNEE m. — I,E KLANC rOlH I.E N'dlll. 5."5

v'um <li' dérangé dans celle chambre. Mais va-t'eii vile, .le tremble f[ue le podesta ne renlre.

Non, Catarina, ne crains rien de ce cùlé. Le podesta est en ce moment sur le pont Mulino, là, en bas. Il interroge des gens qu'on vient d'arrêter. Uh ! J'étais in({uiet, Catarina! Tout a un air étrange aujourd'hui, la ville comme le palais. Des bandes d'archers et de cernides vénitiens parcourent les rues. L'éghse Saint-Antoine est tendue de noir, et l'on y chante l'office des morts. Pour qui? On l'ignore. Le savczvous?

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