ACTE II. — LE CUiriE
DEUXIEME PAiniE
La ili'u^iéiiie ilrcoratioii. — La place de Ferrare avec 1p italoni ducal d'un côli; (;l la maison de Geiiiiaro de l'autre. — Il e?l nuit.
SCLXE PREMIÈIIE
|1M> ALI'IIU.XSE, KLSTlIjIlELLO, cnvclol.pé^ de nianleauv.
RISTIGHELLO
(lui. iiionsf'i^int'ur, cela s'est passé ainsi. Avec jt- ne sais 1111(1 |»liiUri' flic l'a rendu à la vie, et la l'ail évader par la cour du palais >egroiii.
IJO.\ AI.IMIOASi:
Et lu as souffert eelaV
niSTKJlIKI.I.n
Coniiiieiit reiiipèeher? Elle avait verrouillé la purle. J'étais enfermé.
IIO\ Al.l'llU.NSi;
Il i'all.iil liri>er l;i porte.
HLSTK.lIlM.l.n
Une porte de elièiie. un verrou de l'er. (Mio.m' facile!
D0.\ AI.I'HO.NSK
.N'importe! il fallait briser le verrou, te di^-je ; il fallait entrer et le tuer.
ItlSTIiniILLO
I)'al)ord, en supposant que j'eusse pu enfoncer la porte, madame Lucrèce l'aurait couvert de son corps. Il aurait fallu tuer aussi madame Lucrèce.
Tfs LlCr.tCE iluUl.lA.
DON AIJ'IIO.NSK
Eh ItiL'U? Aprt's?
RISTIGHELI.O
Je n'axais pas d'ordre pour elle.
D0.\ AIJ'HO.NSE
lUislighello! les bons serviteurs sont ceux qui comprennent les princes sans leur donner la peine de tout dire.
RLSTIGHELLO
Et puis j'aurais craint de brouiller votre altesse avec le pape.
Imbécile !
RUSTIGHELLO
C'était bien embarrassant, monseigneur. Tuer la tille du Saint-Père !
Eh bien, sans la tuer, ne pouvais-tu pas crier, appeler, mavertir, empêcher l'amant de s'évader?
RUSTIGHELLO
nui. et puis le lendemain, votre altesse se serait réconciliée avec madame Lucrèce, et le surlendemain madame Lucrèce m'aurait fait pendre.
Assez. Tu m'as dit que rien n'était encore perdu.
RLïHijllLLI.n
&Nuii. Vous \o\ez une lumière à celle i'enètre. Le Gennaru n'est pas encore parti. Son valet, que la duchesse avait oa^né, est à présent gagné par moi, et m'a tout dit. En ce