ACTE II. — LE COITLE
niomunl il attend son maître derrière la eitadelle avec deux chevaux sellés. Le Gennaro va sortir pour l'aller rejoindre dans un instant.
En ce cas, embusquons-nous derrière l'anjiie de sa maison. 11 est nuit noire. Nous le tuerons quand il passera.
RISTIGHELI.O
Comme il vous plaira.
Ton épée est bonne?
RISTIGHELLO
Oui.
Tu as un poignard?
UISTIGHELLO
11 y a deux choses qu'il n'est pas aisé de trouver sons le ciel, c'est un italien sans poignard, et une italieiuie sans amant.
Bien. — Tu frapperas des deux mains.
ItlSTIOHELLO
Monseigneur le duc, pourquoi ne le faites-vous pas arrèlcitout simplement et pendre par jugement du hscal?
11 est siijet de Venise, et ce serait déclarer la guerre à la république. Non. Vn coup de poignard vient on ne sait d'oîi, et ne compromet personne. Lempoisonnenient vaudrait mieux encore, mais l'empoisonnement est manqué.
ULSllGHELLO
Alors, voulez-vous, monseigneur, ([ue j'aille chercher
8U LUCP.ECE Duf!(iIA.
quatre sbires pour le dépêcher sans (jue vous oyez la prim de vous en mêler?
.Miin cher, li; M'ii:ncar Machiaxrl m'a tlit souvent ({uc dans ces ras-là, le mieux était que 1rs prinrrs lissent leur: atïaires eux-mêmes.
KISTIGIIKI.I.O
-Monsei^'neur, j'entends venir ({urliiuuu.
D0.\ ALl'HO.NSE
lîangeons-nous le long de ce mur.
11> se Liicliriil (hili-> l'oiiibro, sous le l);ilrciii. — l';ir.iit .Mjlliii eu li.ibil de ièlc, qui ar'rivt' on fn.-doiiuaut, et v;i fi;i|i|M'r ;i l;i iiDrle de Geuiiaro.
SCÈM-: II
l»(I.N All'IIO.NSE ri liL'STK.llELLO. wd.és: M.VFl'IO. (.K.N.NAltU
dennaro:
Lu iiorte ?'(jiivn-. •■imiilho )i;iiiiil.
(;i:.N.\ \i;() C'e^l loi. MailKi'.' Vrtiv-tu eiilrrr?
MAKKKl
.Non. Je n ai que deux mois à le dire. Kst-cc que diVidêment tu ne viens pas ce soir souper avec nous chez la princesse .Negroni?
GI..N.\AIlO
Je ne suis pas convié.
MAFFIO
Je le présenlerai.