ACTE I. — DEUXIÈME PARTIE SCÈNE IV
RUSTIGIIELLO, ASTOLFO
r.L'>^Ti(',nELi.(i Li'^ Miilà bien! Il y a toujours lui tas de gens iiuitiles ijiii viennent vous déranjicr dans vos opérations, et qui ne savent (|ue fourrer le nez aux choses secrètes (jue vous pouvez faire. Et puis, après cela, quand on veut les tuer, ils font les étonnés et ont l'air de ne pas s'être attendus à cela. C'est cependant bien naturel. Il me faut le secret, je tue les curieux, (^est le moyen connu. 11 n'y on a pas d'autre.
ASTOLFO
Rustiiihcllo, je t'en conjure...
r.usriciiELLo h' vous demande un peu ce que deviendraient les gouverne-
IIG LUCRÈCE DOr.GIA.
ineiits si les i;L'ns [Hiuvident regartlur (l;ins les lIioscs et en parler aiiros à leur fantaisie! Tu l'es mis dans un mauvais eas, Astolfo!
ruisli^liello. je Ir laisse riioinme. Fais-en ce (ju'il le plaira. Mais laisse-moi partir d'ici. Tu ne voudras pas ma mort, à uioi! J'ai épousé ta sœur, nous sommes frères.
r.USTKillELLO
Qu'est-ce que cela fait? On voit l)ien que tu n'entends rien à la politique.
ASTOLFO
Rustighello !
RUSTIGHELI.O
Allons, va-t'en, pleureur! Tu n'entends rien aux affdres, je te dis. Tu me fais man(|uer à mon devoir. Mais n'y reviens pas une autre fois. Et surtout pas un mot de tout ceci à madame Lucrèce.
ASTOLFO
Sois Iraiiquille I Adieu, mon bon Rustighello! Que le ciel et ses anges soient avec toi!
RUSTIGHELLO
Va-l'en au diabU
Astolfo sorl.