‹ LucrèceChapitre 44 sur 98 · G ACI K I · texte numérisé non relu

G ACI K I

Puis, aillant vous iHcs bonne ot liclle, AutanI la j^iàco en vous ost chose naturelle, Autant elle était triste; et son l'ïlelieux aspect N'inspirail ni l'aniour ni même le resi)ect. Aussitôt (jue le loi raj)ei(;ut, on raconte (Jue, la voyant si laide, il en pAlit de honte. Kl (pie jamais depuis, contraint de l'aborder, 11 n'a pu taire effort jusqu'à la regarder. Si bien qu'on le plaignait, disant: C'est grand dommage Qu'un si beau chevalier soit en [)areil servage !

AGi\i;s.

(7est assez , Marguerite ; épargnons U' malheur. Aussi bien nous avons un entretien meilleur. Parle-moi de Philippe; e\alte-moi sa gloire; Kedis-moi quelle fut sa plus belle victoire. Mais, pauvre enfant, toujours je te parle de lui, Et pour d'autres que moi c'est peut-être un ennui. Oue ne peu\-tu bientôt connaître par toi-même, Marguerite, l'orgueil de vanter ce qu'on aime! Car nous échangerions de plus longs entn.'tiens, Si par tes sentiments tu comprenais les miens. J'aurais à qui parler de ma joie abondante ; Je serais, à mon tour, docile confidente; Et voyons, réponds-moi comme à ta bonne sœui' : A songer à quehpi'un n'as-tu point de douceui?

MARGUERITE

Je songe à vous , Madame , et ne songe à nul autre , Et ma vie est heureuse à l'ombre de la vôtre. (Jue puis-je désirer auprès de vous? Mes jours, Remplis d'amusements , me paraissent trop courts. Tantôt, dans les tournois, à vos côtés assise. Je vois ceindre un vainqueur de l'écharpe conquise;

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