SCENE IV. W
Vous ne savez pas, vous, qui guerroyez toujours,
Ce que souffre une femme, atteinte en ses amours;
Sinon vous auriez eu pitié de mes tortures;
Vous ne m'auriez pas dit des paroles si dures.
Mais vous vous repaissez de carnage et de sang;
Que vous importe al(»rs un cœur tout frémissant !
Ce qui ne saigne pas vous paraît insensible ;
Votre seul sentiment est l'orgueil infle^^ible;
Immolant tout, sans peine, à ce maître jaloux,
Vous jugez rudement les autres d'après vous.
Eh bien! moi, pour ma part, vous m'aurez mal jugée.
GUILLAUME
Oh ! si , je vous comprends , pauvre femme affligée !
Aucun de vos sanglots dans mon sein ne se peid ,
Et de ma vie encor je n'avais tant souffert.
Dieu sait qu'au, prix du sang qui reste dans mes veines,
Je n'hésiterais pas à racheter vos peines.
Pour la première fois j'accuse la vertu;
Pourtant elle est plus belle, ayant bien combattu.
AG>ÈS
Philippe est malheureux, et moi j'en suis la cause! Philippe est en danger, et c'est moi qui l'expose ! Ne le disiez-vous pas? — Allez, Guillaume; adieu. .Te sais ce qu'il fallait savoir. — Faites , mou Dieu , Ou mon épreuve moindre, ou mon àme endurcie!
(A Guillaume./
J'emporte vos conseils, et vous en remercie.