‹ LucrèceChapitre 7 sur 98 · LES MÉ.MES, COLLAI IN, SFATUS, TITUS, ARONS · texte numérisé non relu

LES MÉ.MES, COLLAI IN, SFATUS, TITUS, ARONS

SEXTtlS.

Ail! Brute, te voilà!

Kt Lucrèce avec Brute! O tètc-à-tiHe rare Du jour et de la nuit , du ciel et du Téuare ! Nous venons vous cherclier, car chacun remarquait Que vous manquiez , Lucrèce , et que lîrute manquait.

(A Brute.)

Oui , quand tu n'es pas là , tout festin i)arait fade , Tout plaisir endormi , toute gaîté malade , Allons, réveille-nous!

BRUTE

Comment vous contenter?

Voulez-vous que je danse , ou vaut-il mieux chanter ?

SEXTUS

Toi ! chanter de ce son de voix si lamentable !

Laissez-moi vous conter, Sextus , une autre fahle.

Le coq chantait un jour; la taupe, cependant,

Lui trouvait la voix aigre et le cri discordant :

« Ne se taira-t-il point? quelle est cette inconnue,

« Cette aurore à laquelle il dit la bienvenue ? »

Le coq lui réjKmdit : « Je chante le réveil,

« Parce que j'ai des yeux et peux voir le soleil. »

SEXTUS

Où veut-il en ^ enir avec ses apologues ?

BRUTE

Remarquez bien , Sextus , ces deux points analogues : Puisque je vous réveille, et qu'ainsi vous dormez. Je suis le coq, et >ous la taupe aux yeux fermés.

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