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LE M«)I\ i;.
J'excuse, seigneur Roi, (a colère |»i(''\iie; Mais souffle quelques mots.
PHILIPPE
Moine, (u te méprends:
Je suis calme, te dis-je , et pour preuve, j'attends.
LE MOIINE.
Roi Philippe, ton âme, à présent abusée.
De nobles éléments fut pourtant comi)osée.
Dieu t'a marqué du sceau qu'il met sur ses élus
Par qui sont transformés les àj^cs lévolus.
Mais plus, tournée au bien, est jurande ta nature.
Plus, la tournant au mal, grande est la forfaiture.
0 toi, qui petix comprendre, écoute, honnne de choix,
In langage étranger au ^ulgaire des rois. Quand le pape est d'accoid avec le roi de France,
La chrétienté, qui suit, marche avec assurance.
Le pape est en a\ant; il a pour son soutien
Son fils aîné, le roi de Fiance liès-chrélicn.
A ses nouveaux destins initiant le monde.
L'un est l'espiit (jui \('ul, l'autre est le bras qui fonde;
Et tous deux, alliant leur double majesté,
Reçoivent, l'un de l'autre, autant qu'ils ont prêté,
A qui dois-tu, Seigneur, le divin caractèn'
Qui rapproche du ciel les trônes de la terie?
Et qu'est-ce que le sacre? Est-ce à ton fiont taché
Une huile qui s'efface, après qu'elle a séché?
Non. De la main de Dieu c'est l'éternelh! marque;
C'est le pontife saint, qui rend saint le monarque.
Entre tes grands barons, tu n'es qu'un des moins grands;
i.e sacre te fait roi , (pii te met hors des rangs.
Ce baiser paternel, que l'Église te donne,
Kesplendit à ton front mieux que nulle couronne.