ACTE V
Oui blâme quand j’absous?
LCCRÈCE.
Merci, mon père, et toi. .
f.ollalin. Mais il reste un juge.
COLL ATI N.
El qui donc ?
LUCHF.C F..
Moi.
Je m’absous du forfait, el non piis du supplice.
Il ne faut pas qu’un jour, des désordres complice,
Mon exemple devienne un prétexte invoqué,
Quand aux devoirs d’épouse une autre aura manqué. Vous verrez à punir Sextus, et je l’approuve.
Moi, j’ai dit n’avoir pas craint la mort; je le prouve.
(Elle s? frappe d'un poienard qui était caehé dans ses «Ateuienls et tombe.)
COLL ATI N.
O Lucrèce!
LtTCRÉTtrs.
O ma fille !
Jupiter!
COLL ATI V.
( ) ma femme!
V AI. F.H lî.
Ü puissant
LUCRÈCE
LUCRÉTIUS
Elle est morte.
COLLAT! N
Oui, morte.
BRUTE
(Il prend le poignard, qu’il relire du corps de Lucrèce, et le tenant devant lui.)
Par ce sang,
Le plus pur qui jamais coula chez une femme,
Avant d’avoir été souillé par un infâme,
Je jure, et je vous prends à témoins du serment,
Vous tous, dieux immortels ! que, depuis ce moment , Je poursuivrai partout, par le feu, par le glaive.
Par ce que je pourrai, sans relâche, sans trêve, Tarquin, ses fils, sa femme et toute sa maison ;
Que je délivrerai Rome de ce poison.
Et que je briserai si bien sceptre et couronne,
Qu’il n’en restera plus pour lui ni pour personne.
A partir d’aujourd’hui, Rome n’a plus de roi.
Vous, cessez de gémir, et dites comme moi.
(Il tend le poignard aux autres.) VALÈRE.
Ah ! voilà Junius!
COL LATIN
Prodigieux miracle !