S M A N(BU
Of iwietz et Grodnoj serait parvenu n de
\ -t Litowsk.
Ludendorff étudie donc cette manœuvre. Elle
débutera par la prise de Kowno que la 10e Armée lera à la ibis directement et par le nord. Ainsi la route de Wilna sera ouverte et déjà les Russes qui sont en face de Suwalki ne pourront moins faire que de se retirer entre Grodno et Wilna, peut-être même plus loin s'ils sont devancés sur ce dernier point. Dès lors, si la précaution a été prise de renforcer suffisamment la io° Armée et l'Armée du INiemen et s'il est reconnu possible de ravitailler convenablement ces deux armées, elles déboucheront entre >Yilna et la Duna, en direction de Minsk. Pour peu, qu'à cette heure, les Russes se trouvent encore à Varsovie ou même sur le Bug de Brest-Litowsk, ils seront coupés. Leur désastre particulier entraînera celui de l'ensemble . C'en sera fait définitivement de la puissance militaire de la Russie.
Ludendorff renforce donc son armée du Niémen avec deux divisions d'infanterie et une division de cavalerie prises à la 8e Armée et entreprend les études nécessaires à l'enlèvement de Kowno d'abord et à la marche sur Wilna ensuite. Elles aboutissent naturellement à la nécessité d'un fort prélèvement 4e forces sur les 9e,. 12e et 8e Armées au profit de la 10e et de l'Armée du Niémen.
11 en est là de ses préparatifs, quand, le i*r iuillet,
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Hindenburg et lui sont convoqués à Posen. Ils y apprennent que la Direction suprême a décidé l'attaque du saillant russe dont Varsovie occupe le sommet, par les 12e, 9e Armées et par l'Armée von Woyrsch1. Ludendorff « rengaine » sa conception, sans d'ailleurs perdre l'espoir de la faire revivre un jour, tant il est convaincu que l'opération qui vient d'être ordonnée ne peut conduire qu'à une poussée directe, autant dire à tout, sauf à la décision. Or, comme il est tenace autant qu'on peut l'être, il se décide à porter quand même son Armée du Niémen en avant. Les progrès qu'elle réalisera amorceront au moins la future opération sur Wilna. Seulement, la ioe Armée ne sera pas renforcée et elle renoncera provisoirement à la prise de Kowno.
Le i3 juillet, après avoir réuni une artillerie qui aurait paru bien mince sur le front occidental mais qui semblait formidable dans l'Est, la 12e Armée, forte de 5 corps et la droite de la 8e (2 divisions) s'élancent à
1. La 12e Armée était, comme on sait, à Plotzk et au nord-est. La 9e, au sud de la Vistule, faisait face à Varsovie. Contigùë, l'Armée Woyrsch était mi -partie allemande et autrichienne. Venaient ensuite: ire et 4e Armées autrichiennes, 11e Armée allemande (Mackenscn), 3e et 2e autrichiennes, Armée allemande du Sud (Linsingen), déUchement d'armée autrichien PûanUer baltin, en Bukovino.
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L'attaque. D'un seul élan, elles enlèvent tout le réseau des premières positions russes. Le i5, elles conquièrent la position de repli. Le 17, elles atteignent la Narew, leur droite lace à la forteresse de Novo-Georgien^k. Successivement elles s'emparent de tous les poinU de passage de la rivière, puis sont obligées de ma; un temps d'arrêt, tout comme Mackensen sur le San.
Au sud de la Vistule, la 9e Arméo et l'Armée AYoyrsch ont aussi attaqué et sont venues border la Yistule entre les avancées Ouest de Varsovie et Ivangorod. Profitant de cette avance, Autrichiens et Mackensen ont continué à pousser les Russes batlus et sont parvenus sur la ligne Ivangorod, Lublin, Cholm, Est de Lemberg. On est aux premiers jours du mois d'août.
C'est alors que LudendorfT juge le moment venu — il est même presque passé si les Russes continuent à retraiter trop vite — de reprendre son idée de manœuvre sur YYilna et Minsk. L'Armée du Niémen, renforcée par les quelques troupes qu'il lui a fait parvenir à partir de juillet, va se mettre, en effet, en branle vers la Duna en pivoftant autour de la gauche de la 10e Armée. Il propose donc sa solution avec toutes ses conséquences, c'est-à-dire l'affaiblissement des 9% 12* et 8e Armées en faveur de la 10e et de l'Aimée du Niémen. Mais il n'est plus le maître. La