HOMME
1) ms le même temps, il est promu général de l'infanterie, dignité intermédiaire entre celle do maréchal et le grade de général de division.
Il prend le gouvernail à un moment extrêmement difficile. Une de ses premières préoccupations est de réaliser l'unité de commandement sur le front oriental. Il obtient, en théorie tout au moins, de pouvoir donner des ordres aux armées autrichienne, bulgare et turque, et cela est d'autant plus nécessaire qu'il lui va falloir organiser contre la Roumanie à la fois un groupe d'armées mi-partie allemand etaustro-hcngrois et une armée bigarrée d'Allemands, de Bulgares et de Turcs.
S'il savait en détail les événements qui se déroulent à ce moment sur le front français, peut-être hésiterait-il à ordonner les mesures qui précèdent, mais la Direction suprême est encore à cette époque sur le front oriental, loin des scènes terribles de la bataille de la Somme. Il procède donc à la formation de deux armées, dont une autrichienne, le tout sous le commandement de l'archiduc Charles, destinées à limiter l'avance des Roumains en Hongrie et, il l'espère bien, à les rejeter plus tard sur leur pays. Pour peu qu'il ait quelque bonheur, en effet, les quelques troupes bariolées d'Allemands, de Bulgares et de Turcs cru'il va jeter, sous le nom d'armée du Danube, dans le dos
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de son adversaire, par la Dobmtscka, lui donneront peut-être un succès complet.
Cette affaire réglée, ayant osé affaiblir, en remplaçant une partie des vieilles unités par des divisions de création récente, le front français tout près de céder, il se met en route vers les lignes occidentales qu'il ne connaît pas encore. Il rapporte de ce voyage, en même temps que la notion des modifications à apporter aux méthodes défensives en usage, des vues plus nettes sur la situation générale. Le tableau qui lui a été fait de la bataille de la Somme n'a pas laissé do l'impressionner et de lui montrer un avenir assez sombre. Aussi, dès bon retour, présente-t-il au Chancelier d'Empire une liste imposante des efforts à faire par l'Allemagne, dans tous les domaines — matériel et moral — pour gagner la guerre. Ce sera l'occasion de ses premiers différends avec le Gouvernement.
Sa tâche, restée jusqu'ici à peu près exclusivemen militaire, s'élargit, en effet, considérablement; e\h s'étend, ou il l'étend, peu à peu, à toVites les question^ de politique extérieure, de politique intérieure et à l'administration. Ludendorff discute tes conditions de la paix à offrir aux Alliés — car on parle déjà de paix en 1916 — ; il prend part aux conférences qui aboutissent à la déclaration officielle de la guerre sousmarine à outrance ; il suggère un projet de loi sur le